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	<title>Dossier &#8211; AILERONS</title>
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	<description>AILERONS est une association dont la mission est de sensibiliser à la protection des requins et des raies de Méditerranée.</description>
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	<title>Dossier &#8211; AILERONS</title>
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		<title>Requins de Méditerranée en crise : Nouveau rapport du WWF sur une situation qui demande des actions urgentes à grande échelle</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 15:11:49 +0000</pubDate>
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			<h1>Plus de la moitié des espèces de requins et de raies de Méditerranée sont considérées comme en danger d’extinction, pourtant la majorité d&rsquo;entre elles ne sont pas protégées</h1>
<p>Le 14 juillet 2019, à l&rsquo;occasion de la journée mondiale des requins (<a href="https://www.daysoftheyear.com/days/shark-awareness-day/">Shark Awareness Day</a>), le World Wildlife Fund (<a href="https://www.wwf.fr/qui-sommes-nous">WWF ou Fond Mondial pour la Nature</a>), au travers de sa délégation méditerranéenne (<a href="http://www.wwfmmi.org/">Mediterranean Marine Initiative</a>) a publié un nouveau rapport en anglais sur les requins de Méditerranée appelé « <a href="https://wwf.fi/mediabank/12571.pdf">Sharks in crisis : a call to action for the Mediterranean</a> » soit les requins en crise : un appel à l&rsquo;action en Méditerranée. L&rsquo;association Ailerons ayant été auditée concernant la façade maritime française, nous revenons pour vous sur ce rapport et apportons quelques compléments d&rsquo;informations concernant notre côte.</p>
<h2>SECTION 1 : Requins et raies : des espèces en danger en Méditerranée!</h2>
<p>Les requins font partie de la classe taxonomique des chondrichtyens que l’on nomme également poissons cartilagineux. Il existe deux grands groupes de chondrichtyens, celui des élasmobranches comprenant les requins, les raies et celui des holocéphales comprenant uniquement les chimères. Ils jouent un rôle vital dans les écosystèmes marins et constituent un indicateur de l’état général de l’environnement. Considérés comme des apex prédateurs (ou superprédateurs), ils assurent la stabilité de la chaîne alimentaire et le bon fonctionnement global de l&rsquo;écosystème marin méditerranéen. Quant aux raies et petits requins, ils entrent en jeu dans la complexité de l’écosystème benthique du fond marin. Les espèces pélagiques de faibles niveaux trophiques comme les diables de mer  ou le requin pèlerin permettent (à l&rsquo;instar des mammifères marins) le transfert de nutriments et d’énergie depuis le fond des océans jusqu’à la surface.<br />
Les requins et les raies se caractérisent pour la plupart par une croissance lente, une maturité sexuelle tardive, une longue durée de gestation et une faible fécondité. Ces composantes ont certainement été des facteurs favorables à leur incroyable adaptation à leur milieu mais désormais, à l&rsquo;ère de l&rsquo;<a href="https://www.researchgate.net/publication/273467448_Defining_the_Anthropocene">Anthropocène</a>  et de la <a href="https://www.mnhn.fr/fr/recherche-expertise/actualites/sixieme-extinction-7-especes-probablement-deja-disparues">sixième extinction massive</a>, ces mêmes composantes expliquent aussi leur extrême vulnérabilité et le déclin des populations de Méditerranée.</p>
<p>Avec 664 espèces et un fort taux d&rsquo;endémisme, la mer Méditerranée est considérée comme un hotspot de la biodiversité. Plus de 80 espèces faisant partie de la classe des chondrichtyens y ont été décrites et 73 d’entres sont considérées comme résidentes. Or 80% des stocks de poissons de Méditerranée sont considérés comme étant surexploités et cela touche tout particulièrement les poissons cartilagineux. Près de 10 ans après un premier rapport alarmant (<a href="https://portals.iucn.org/library/efiles/documents/RL-262-002.pdf">c’était en 2007</a>), <a href="https://www.iucn.org/fr/a-propos">l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)</a> délivrait le Lundi 5 décembre 2016 un rapport précisant la nouvelle évaluation régionale du statut de conservation (<a href="https://uicn.fr/liste-rouge-mondiale/">liste rouge</a>) des poissons cartilagineux (requins, raies, chimère) en mer Méditerranée (<a href="https://www.iucn.org/sites/dev/files/content/documents/brochure_medredlist_sharks.pdf">lien du rapport UICN, 2016</a>). Ce rapport statuait qu’après dix ans, la situation des requins et raies de Méditerranée avait empiré malgré la sonette d&rsquo;alarme tirée par le comité d&rsquo;experts internationaux. Depuis, il n’y a pas eu de nouvelles évaluations du statut de conservation des chondrichtyens en Méditerranée. Et pour ce qui est des côtes françaises, le dernier rapport d&rsquo;évaluation de l&rsquo;état des populations de requins et de raies <a href="https://uicn.fr/liste-rouge-requins-raies-chimeres/">date de 2013.</a></p>
<p>Ainsi, il est aujourd&rsquo;hui considéré par les experts de l&rsquo;UICN que <strong>53% des espèces de requins et de raies de Méditerranée sont menacées d’extinction</strong> (statuts En danger critique, En danger et Vulnérable). Avec 6 nouvelles espèces classées En Danger Critique d&rsquo;Extinction et 2 espèces classées En Danger, il y a eu <strong>une augmentation du taux d&rsquo;espèces menacées de 15% en 10 ans</strong>. Si l&rsquo;on s&rsquo;intéresse aux 1 004 espèces de poissons cartilagineux évaluées dans le monde par l&rsquo;UICN global, c&rsquo;est tout simplement <strong>un taux d&rsquo;espèces en danger 3 fois supérieur</strong>. Alors qu’au niveau mondial, 2% de la population des requins et des raies sont classés <strong>« En danger critique d’extinction », ce taux est de 27% en Méditerranée avec 20 espèces concernées (soit 25% supérieur!).</strong></p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-14.49.40.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2263 size-full" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-14.49.40.png" alt="" width="726" height="560" /></a></p>
<blockquote><p>
La situation est donc particulièrement préoccupante en Méditerranée, mer où les requins et raies sont les plus menacées au monde.
</p></blockquote>
<p>Les espèces de requins <strong>les plus menacées de Méditerranée</strong> sont le <a href="https://youtu.be/UWoRC7PHdz0">requin bleu (<em>Prionace glauca</em>)</a>, le requin-marteau commun (<em>Sphyrna zygaena</em>), le requin mako (<em>Isurus oxyrinchus</em>), le requin taupe commun (<em>Lamna nasus</em>), le requin taureau (<em>Carcharias taurus</em>), le requin féroce (<em>Odontapsis ferox), le squale chagrin commun (Centrophorus granulosus), la centrine commune (Oxynotus centrina) et les anges de mer (Squatina aculeata, S. oculata, S. squatina).</em></p>
<p>Les espèces de raies<strong> les plus menacées de Méditerranée</strong> sont la <a href="https://youtu.be/NkxQI8BY8C4">raie-papillon épineuse (<em>Gymnura altvela</em>)</a>, la raie aigle vachette (<em>Pteromylaeus bovinus</em>), le poisson scie tident (<em>Pristis pectinata</em>), le poisson-scie commun (<em>Pristis pristis</em>), le pocheteau gris (<em>Dipturus batis</em>), la raie circulaire (<em>Leucoraja circularis)</em>, la raie chardon (<em>Leucoraja fullonica</em>) et la raie maltaise (<em>Leurcoraja melitensis</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction.png"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-1801" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction-1024x618.png" alt="Espèces de requin et raie en danger critique d'extinction uicn" width="650" height="392" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction-1024x618.png 1024w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction-300x181.png 300w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction-768x463.png 768w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction-600x362.png 600w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction.png 1688w" sizes="(max-width: 650px) 100vw, 650px" /></a></p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/especes-mediterranee/">La liste complète des espèces de poissons cartilagineux de Méditerranée et leur statut de conservation associé est consultable ici</a>.</p>
<p>Cela signifie que <strong>ces espèces courent un risque d&rsquo;extinction extrêmement élevé</strong> dans la nature, la catégorie suivante étant pour une espèce « Eteinte à l&rsquo;état naturel ». Il est aussi à noter qu’en Méditerranée, pour 20% de la population des chondrichtyens (soit 13 espèces concernées), les données ne sont pas suffisantes pour déterminer leur statut sur la liste de l&rsquo;UICN.</p>
<h2>SECTION 2 : La surpêche et les prises accessoires de requins et raies constituent les principales menaces sur ces espèces</h2>
<p>Historiquement, <strong>près de 15 espèces de requins et de raies étaient spécifiquement ciblées par la pêche en Méditerranée.</strong> Certaines espèces comme les anges de mer ont quasiment disparu alors qu&rsquo;elles avaient donné leur nom à certains lieu-dits comme la Baie des Anges à Nice.</p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui encore, la surpêche</strong> <strong>reste la plus grande menace</strong> à laquelle sont confrontés les requins et raies de Méditerranée. En effet, ils sont souvent capturés accidentellement par les pêcheurs, alors que ces derniers ciblent d’autres espèces. Ils représentent alors des <strong>« prises accessoires »</strong>, qui peuvent être rejetées en mer (rarement obligatoire d&rsquo;un point de vue réglementaire) ou bien vendus sur le marché (parfois illégalement).</p>
<blockquote><p>
Il faut notamment comprendre que certaines espèces menacées d&rsquo;extinction, selon la zone où elles sont pêchées, le pays de l&rsquo;armateur du bateau, voir même l&rsquo;engin de pêche, peuvent ou non être autorisées à la vente. <a href="https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/argeles-sur-mer-un-requin-renard-espece-menacee-propose-a-la-vente-en-promo-7798127294">Et ce même en France</a>!
</p></blockquote>
<p>Les prises accessoires de requins et raies en Méditerranée sont la conséquence de l’activité d’un grand nombre de pêcheries différentes, qui utilisent une variété d’engins de pêche (de la palangre de surface au chalut pélagique). Malheureusement, étant donné que les <strong>« captures accessoires »</strong> sont rarement incluses dans les statistiques nationales ou internationales, l’ampleur de ces captures est <strong>difficile à quantifier</strong> avec précision que ce soit à l&rsquo;échelle locale ou du bassin méditerranéen.</p>
<p>Il apparait également que <strong>certains pêcheurs petits métiers ciblent de plus en plus de requins et raies</strong>, à mesure que les captures d’autres espèces diminuent en Méditerranée.</p>
<p>Plus étonnant, le rapport nous apprend que sur les étals, de nombreuses fraudes sont observées et le consommateur est trompé. Ainsi certains produits de la mer sont vendus sous de fausses appelations et –comme l’espadon, par exemple- sont en réalité des requins ou des raies.</p>
<p>Pour mieux comprendre l&rsquo;effet de la pêche sur les requins et raies de Méditerranée, le rapport WWF se propose de faire <strong>un tour d’horizon de l’impact des principaux engins de pêches existants.</strong></p>
<p><strong><u>Les chaluts </u></strong></p>
<p>Technique de pêche la plus utilisée en Méditerranée, <a href="https://wwz.ifremer.fr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-peche/comment/Les-navires/Chalutier">le chalutage</a> (de fond ou de surface) est responsable de la majorité des captures de requins et raies. Plus de <strong>60 espèces</strong> de requins et raies qui peuvent être <strong>retrouvées dans les filets de chaluts en fonction des pays. </strong>Selon une étude menée en Grèce (mer d’Égée centrale), <strong>60% des captures de requins et raies</strong> (conprenant 13 espèces de requins, 16 espèces de raies et 1 espèce de chimère) sont par exemple associées aux <strong>chaluts de fond</strong>. Une grande proportion de ces prises accessoires (93% en nombre-64% en poids) est par ailleurs rejetée en mer. Le rapport comprend d&rsquo;autres exemples associés notamment aux espèces pélagiques. Ainsi, en mer Adriatique (Italie, Croatie&#8230;) , de nombreuses espèces sont impactées comme le requin bleu (<em>Prionace glauca</em>), le grand requin blanc (<em>Carcharodon carcharias</em>), le requin mako (<em>Isurus oxyrinchus</em>) mais aussi certaines raies tel que le diable de mer (<em>Mobula mobular</em>).</p>
<p><strong><u>Les palangres </u></strong></p>
<p>Les pêcheurs méditerranéens utilisent <a href="https://wwz.ifremer.fr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-peche/comment/Les-engins/Palangre">les palangres</a> <strong>de surface</strong> pour capturer thons et espadons, espèces à forte valeur ajoutée consommées localement mais aussi exportées. Le rapport nous apprend que pas moins de <strong>15 espèces de raies et requins peuvent être capturées en tant que prises accessoires.</strong> Ils peuvent ainsi représenter <strong>10 à 15% de la biomasse totale capturée. </strong>Le requin bleu (<em>Prionace glauca</em>), classé En Danger Critique d&rsquo;Extinction, peut représenter jusqu&rsquo;à 70% des « prises accessoires » réalisées au palangre de surface.</p>
<p><strong><u>Les filets maillants dérivants</u></strong></p>
<p><a href="http://www.fao.org/3/t0502f/T0502F01.htm">Les filets maillants dérivants</a>, bien qu’<strong>interdits</strong> <strong>en</strong> <strong>Méditerranée</strong> par l’Union Européenne et l’ICCAT, sont toujours <strong>utilisés illégalement</strong> par de nombreux pays, dont la France, l’Italie, la Turquie, l’Algérie, l’Albanie et le Maroc.</p>
<p>Ces derniers sont responsables d’une grande quantité de prises accessoires sans qu&rsquo;il ne soit possible d&rsquo;en déterminer le nombre exact. En une année, il a été estimé que les filets maillants dérivants marocains ont capturés entre <strong>20.000 et 25.000</strong> requins pélagiques dans la mer d’Alboran, et entre <strong>62.000 et 92.000</strong> requins pélagiques autour du détroit de Gibraltar. En Turquie (mer d&rsquo;Egée).<br />
<strong>Les filets maillants dérivants sont la principale menace pour le diable de mer méditerranéen (<em>Mobula mobular</em>).</strong></p>
<p><strong><u>Les engins passifs (filets maillants ou trémails)</u></strong></p>
<p>Très utilisés par les pêcheurs petits métiers (qui représentent 83% de la flotte de pêche méditerranéenne), <a href="https://wwz.ifremer.fr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-peche/comment/Les-engins/Filet-maillant">les engins passifs (dormants)</a> sont moins destructeurs que les filets utilisés lors du chalutage. Il n’en demeure pas moins qu’ils ont un impact sur les requins et raies de Méditerranée. Par exemple, dans les îles Baléares, 10 espèces de requins et 2 espèces de raies représentent 28% de la biomasse totale capturée dont la moitié représentée par la raie pastenague commune (<em>Dasyatis pastinaca</em>), espèce considérée comme Vulnérable en Méditerranée.</p>
<p><strong><u>La senne tournante</u></strong></p>
<p>Des plus grosses espèces pélagiques comme le thon rouge aux plus petites comme l’anchois, la <a href="https://wwz.ifremer.fr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-peche/comment/Les-engins/Sennes">senne tournante</a> est utilisée pour capturer un grand nombre d’espèces en Méditerranée. Selon l&rsquo;Ifremer, <strong>ces engins de pêche peuvent dépasser une longueur d’un kilomètre pour une hauteur de 100 à 200 mètres</strong>. Si les données sur les prises accessoires de raies et requins sont rares, leur impact est connu. Par exemple, en Méditerranée centrale, <strong>la senne coulissante est responsable de plus de 70% des captures déclarées du requin blanc </strong>(<em>Carcharodon carcharias</em>)<strong>,</strong> <strong>du requin mako</strong> (Isurus oxyrinchus) ou encore <strong>du requin pèlerin</strong> (<em>Cetorhinus maximus</em>). La senne tournante est également utilisée dans certains pays (ex : bande de Gaza) pour pêcher des bancs entiers de plusieurs centaines de diables de mer méditerranéens (<em>Mobula mobular</em>).</p>
<p><strong><u>Et l’impact de la pêche récréative ? </u></strong></p>
<p>Si elle n&rsquo;est peu ou pas étudiée dans la majorité des pays du bassin méditerranéen, le WWF souligne que l’impact de la pêche récréative ne doit pas être sous-estimé. En effet, cette dernière <strong>touche environ 20% des espèces de requins et raies. </strong></p>
<p>Une étude menée sur les côtes espagnoles, italiennes, turques et françaises a montré que les pêcheurs récréatifs capturent au moins 4 espèces sur la liste rouge méditerranéenne : le requin renard (<em>Alopias vulpinus</em>), l’émissole lisse (<em>Mustelus mustelus</em>), le requin bleu (<em>Prionace glauca</em>) et l’ange de mer épineux (<em>Squatina aculeata</em>). L&rsquo;ONG souligne que <strong>la pratique du catch &amp; release (soit le fait de relâcher une prise) est malheureusement beaucoup trop rare</strong>. Pourtant, une étude citée <strong>montre une survie de 100% chez les requins bleus lorsque ces derniers sont capturés au niveau de la mâchoire et donc un réel intérêt de relâcher les prises accessoires</strong>.</p>
<p><strong><u>Et le traffic d&rsquo;ailerons de requins?</u></strong></p>
<p>Le traffic d&rsquo;ailerons de requins est à l&rsquo;origine d&rsquo;un commerce international lucratif mais surtout immoral en tous points. Il est estimé <strong>qu&rsquo;entre 73 et 100 millions de requins sont tués chaque année en majorité pour alimenter le marché asiatique de la soupe  d&rsquo;ailerons.</strong> En résulte une pratique cruelle qui vise à pêcher les requins, couper leurs ailerons et rejeter à l&rsquo;eau le corps des animaux (à valeur ajoutée plus faible) qui agonisent alors pendant plusieurs heures à plusieurs jours. Cette pratique a été interdite en 2003 dans l’Union européenne mais des dérogations diverses existaient toujours. Sous l&rsquo;impulsion notamment de la <a href="https://www.pewtrusts.org/en/projects/archived-projects/shark-alliance">Shark Alliance</a>, les lobbys associatifs se sont mobilisés jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention le <a href="https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:181:0001:0003:FR:PDF">12 juin 2013 d&rsquo;un nouveau réglement européen.</a> Les autorités méditerranéennes ont récemment pris des mesures adaptées et en 2018, <strong>le</strong> <strong>General Fisheries Council for the Mediterranean (</strong><strong>GFCM)</strong> a enfin mis en place un <strong>règlement</strong> stipulant que tous les <strong>requins doivent être débarqués avec leurs ailerons</strong> naturellement attachés à leur corps pour l&rsquo;ensemble du bassin méditerranéen. Ceci dit le traffic d&rsquo;ailerons reste une menace majeure sur les populations de requins de Méditerranée dans la mesure où il est tout à fait légal de pêcher des requins, de les débarquer puis d&rsquo;en découper les ailerons une fois à terre.</p>
<h2>SECTION 3 : Autres menaces pesant sur les requins et les raies</h2>
<p><strong>La dégradation des habitats fonctionnels par les activités humaines</strong></p>
<p>Les habitats fonctionnels assurent la nurserie des juvéniles, l&rsquo;alimentation, la croissance, la reproduction et tous autres besoins des espèces au cours de leur cycle de vie. Depuis des décennies, la Méditerranée subit une pression intense liée à l’urbanisation, au tourisme de masse, à la pollution et à la surpêche (cf Section 2). Ces facteurs ont un impact direct sur les habitats des espèces marines et peuvent avoir une incidence sur l’abondance et la répartition de ces dites espèces.</p>
<p>Outre la pression directe exercée sur les populations par la pêche ou encore la navigation, le chalutage de fond détruit mécaniquement les habitats des fonds marins dans lesquels les populations de requins vivent et se nourrissent. L&rsquo;exploitation minière en haute mer et les forages pétroliers ont également de graves répercussions (localisées) sur les fonds marins et engendrent des dégradations, des destructions des habitats. Le problème est aggravé par le risque d&rsquo;éventuelles marées noires et autres incidents industriels. Or du fait de leur développement lent, les requins et les raies sont particulièrement mal adaptés pour résister aux changements rapides de l’habitat résultant de l’activité humaine.</p>
<p><strong>La pollution</strong></p>
<p>Les requins et les raies de hauts niveaux trophiques mais également de niveaux intermédiaires ont une longévité de vie importante. De fait, ils ont tendance à accumuler des niveaux élevés de polluants dans leur corps. Ce phénomène est d’autant plus important que la Méditerranée est une mer fermée et que les polluants s’y accumulent. Ainsi, des concentrations élevées de mercure ont été observées chez les grands requins de la Méditerranée comme le requin peau bleue (<em>Prionace glauca</em>) mais aussi chez les espèces plus petites comme l&rsquo;aiguillat commun (<em>Squalus acanthias</em>) ou <a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/00332/44319/43890.pdf">la roussette (<em>Scyliorhinus canicula</em>)</a>. Des études ont révélé la présence de résidus de pesticides chez des espèces comme le requin chagrin (<em>Centrophorus granulosus</em>), l’aiguillat coq (<em>Squalus blainvillei</em>), le requin bleu (<em>Prionace glauca</em>) et le squale liche (<em>Dalatias licha</em>). Les polluants accumulés ont un impact négatif sur la santé et la reproduction des requins et des raies. Mais l’accumulation de polluants dans la viande de requin peut présenter un risque potentiel pour la santé humaine en cas de consommation régulière.</p>
<p>La question du plastique dans les océans est devenue centrale au cours de la dernière décennies. <a href="http://www.wwfmmi.org/what_we_do/plastic">D’après un autre rapport récent du WWF</a>,<strong> la Méditerranée est l’une des mers les plus polluées par le plastique au monde</strong>. La pollution plastique, en particulier aux microplastiques, a un impact sur les espèces marines ainsi que sur la santé humaine, et les requins ne sont pas épargnés. Une étude récente sur les requins bleus (<em>Prionace glauca</em>) a révélé que <strong>plus du quart des individus testés avaient ingéré du plastique</strong>. De plus, comme les autres animaux marins, les requins et les raies peuvent être victimes d’enchevêtrement avec des déchets de plastiques.</p>
<p><strong>Les filets et autres engins « fantômes »</strong></p>
<p>Les engins de pêche perdus, abandonnés au fond de l&rsquo;eau appelés « Engins fantômes », sont également une préoccupation majeure. Différentes espèces, comme les requins et les raies, peuvent être prises au piège et en mourir, notamment attirés par les cadavres en décomposition déjà présents dans les mailles.  L&rsquo;impact sur les requins et les raies est difficile à mesurer du fait d’un manque de données.</p>
<h2>SECTION 4: Quelles solutions? Limiter les prises accessoires et augmenter leur taux de survie en impliquant les pêcheurs</h2>
<p>L’importance de lutter contre l&rsquo;érosion de la biodiversité mondiale et contre la disparition des espèces quelque qu&rsquo;elles soient n&rsquo;est plus à débattre. Dans le cas des <strong>requins et raies</strong>, la solution la plus efficace pour les <strong>préserver</strong> est de radicalement <strong>réduire le grand nombre d’entre eux qui sont tués après avoir été pêchés en tant que prises accessoires</strong>. Néanmoins, ce n’est pas un sujet qui possède une solution simple et unique : <strong>une diversité de facteurs influence la mortalité des prises accessoires</strong>, tels que la sensbilisation des pêcheurs (professionnels et récréatifs) à relâcher leurs captures, la saisonnalité, stratégies et engins de pêche, les espèces ciblées ou encore les manipulations des poissons avant la remise à l&rsquo;eau.</p>
<p>Étant donné qu’une partie des requins et raies capturés en tant que prises accessoires est ensuite vendue, il est aussi important de considérer le statut social et économique des pêcheurs :<strong> leur coopération est essentielle en vue de la mise en place d’une stratégie d’atténuation</strong> des prises accessoires et <strong>les confrontations frontales entre ONGs et pêcheurs ne sont pas privilégiées par le WWF</strong>.Ces derniers proposent notamment des coopérations permettant à des observateurs capables d&rsquo;identifier les espèces d&#8217;embarquer à bord.</p>
<p><strong>Quels stratégies pour une pêche durable ?</strong></p>
<p><strong>Identifier et gérer les zones fonctionnelles et habitats essentiels : </strong></p>
<p>Certaines zones de la Méditerranée sont particulièrement importantes pour les requins (<strong>routes de migration</strong> par exemple). Ainsi, une solution évidente pour réduire les prises accessoires serait <strong>d’éviter ces zones fonctionnelles.</strong> Néanmoins, de telles mesures de gestions sont difficiles à mettre en place car on observe un manque d&rsquo;études sur les requins de Méditerranée et donc, inévitablement, un manque de données robustes. Il y a donc un besoin urgent <strong>d’identification des habitats essentiels pour les requins et raies de Méditerranée</strong>, tel que les nurseries ou les lieux de reproduction. A ce jour, les lieux importants connus sont le golfe de Gabès, le détroit de Sicile, l’Adriatique, certaines parties de la mer d’Égée et le golfe de Cadiz. En ce qui concerne la France, le Golfe du Lion est également connu pour être une zone fonctionnelle regroupant différents habitats essentiels notamment pour le requin peau bleue.</p>
<p><strong>Des facteurs spatio-temporels à considérer : </strong></p>
<p>Quel que soit l’engin de pêche utilisé, <strong>saisonnalité, temps et heures d&rsquo;immersion ou encore profondeur de pêche </strong>sont tout autant de facteurs à considérer en vue de réduire les prises accessoires.</p>
<p>Par exemple, limiter le temps d&rsquo;immersion d&rsquo;un engin est crucial en cas de captures accidentelles afin d&rsquo;augmenter les taux de survie lors de la libération de l&rsquo;animal.</p>
<p><strong>Des engins de pêche à optimiser :</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>Les palangres :</strong></span></p>
<p>Jusqu’à présent, les efforts qui ont été fait pour réduire les prises accessoires de requins par les palangres ont produit des résultats mitigés, qui reflètent bien la <strong>complexité</strong> des facteurs qui entrent en jeu.</p>
<p><strong>La forme des hameçons</strong> est une question <strong>controversée.</strong> Les hameçons ronds (circle hook) ont la réputation de réduire les prises accessoires, mais une analyse globale de plusieurs résultats a montré qu’il n’y avait pas de différence significative en ce qui concerne le taux de capture des requins. Néanmoins, il apparait que les <strong>hameçons ronds réduisent la mortalité observée et doivent être privilégiés.</strong> La question de l’utilisation de bas de ligne en acier ou en nylon est également controversée bien qu&rsquo;il semblerait que le taux de capture avec du nylon soit plus faible (casse en cas de capture).</p>
<p>Finalement, le point clé pour réduire les prises accessoires lors de l’utilisation de palangres serait d’ajuster les techniques de pêche selon l’endroit où l’on pêche. Des <strong>évaluations spécifiques à chaque pêcherie</strong> et zone biogéographique permettraient de déterminer et donc de gérer les risques de prises accessoires.</p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>Les chaluts :</strong></span></p>
<p>Au regard de la grande mortalité due aux rejets des chaluts, la meilleure solution serait de prévenir l’entrée de requins dans les filets. Néanmoins, les technologies de réduction des prises accessoires n’en sont qu’à un stade expérimental.</p>
<p>L’utilisation de chaluts qui <strong>grattent les fonds</strong> à l’aide d’une chaîne spécifique augmente les prises de requins et raies, alors que <strong>la durée du trait de chalut</strong> et le <strong>temps passé sur le pont du bateau</strong> influencent la mortalité des espèces capturées.</p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>Les engins passifs (filets maillants ou trémails) :</strong></span></p>
<p>Récemment, un projet de trémail qui serait capable de détecter les prises accessoires et d’avertir le propriétaire du filet a vu le jour. Néanmoins, les résultats n’ont pas encore été publiés.</p>
<p>Il existe beaucoup d’autres mesures d’atténuation des prises accessoires (<strong>changement de couleur du filet, de la dimension des mailles…</strong>), mais elles n’ont <strong>jamais été testées à grande échelle</strong><strong>.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>La senne tournante :</strong></span></p>
<p>Il existe un guide de conduite international contenant des recommandations pour l’atténuation des prises accessoires de requins à la senne tournante. Néanmoins, la situation particulière des pêcheries méditerranéennes mériterait que le guide soit adapté <strong>spécifiquement à chaque région. </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>La pêcherie récréative : </strong></span></p>
<p><strong>Selon le WWF, les pêcheurs récréatifs ont également un rôle important à jouer</strong> <strong>pour la conservation des requins et raies de Méditerranée</strong>. En ce qui concerne la technique de pêche en elle-même, l’utilisation d’hameçons qui permettent d’augmenter la chance de survie des espèces capturées puis relâchées doit être privilégiée (hameçons circulaires, outils pour enlever les hameçons, matériaux etc.). <strong>Les pêcheurs récréatifs sont également inviter à agir en tant que citoyen en s&rsquo;impliquant dans des programmes de sciences participatives</strong> (<a href="http://asso-ailerons.fr/grand-large/">ex : Projet Grand Large)</a> dans la collecte de données lorsqu’ils capturent <strong>accidentellement</strong> des requins ou des raies.</p>
<p><strong>Remise à l&rsquo;eau et taux de survie associé</strong></p>
<p>Le sujet des chances de la survie post-capture des raie set requins de Méditerranée est, comme tous les sujets qui les concernent, peu étudié. Néanmoins, il existe différentes études sur le sujet dans le monde. Il est notamment démontré que<strong> la localisation de l’hameçon</strong> (mâchoire, oesophage, estomac) a une grande influence sur les chances de survie après remise à l&rsquo;eau. Par exemple, <a href="https://pdfs.semanticscholar.org/c4cf/71819d4f724ff966ee6fd3f68a6d1b837fed.pdf">une étude sur le requin peau bleue (<em>Prionace glauca</em>)</a> a montré que <strong>sur 30 168 individus</strong> <strong>pêchés à l&rsquo;hameçon le taux de mortalité globale était de 14%</strong>.</p>
<p><strong>Lorsque l&rsquo;hameçon n&rsquo;avait pas été avalé et était piqué dans la mâchoire, 100% des requins pêchés étaient en bonne vitalité et ont pu être relâchés dans de bonnes conditions.</strong> Les auteurs suggèrent  par ailleurs que l&rsquo;utilisation d&rsquo;hameçons circulaires auraient pu limiter le taux de mortalité en réduisant le nombre d&rsquo;hameçons effectivement avalés.</p>
<p><strong>La technique de pêche associée au mode de respiration des espèces</strong> influence directement les chances de survie post-rejet. Les espèces contraintes de nager pour pouvoir respirer (respiration active) ont moins de chance de survie que les espèces qui peuvent respirer en phase stationnaire. <strong>La pêche à l&rsquo;hameçon permet de relâcher le plus d&rsquo;individus en vie</strong>. Indépendamment de l&rsquo;espèce, le temps passés au bout de l&rsquo;hameçon ou dans le filet est à limiter au maximum.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-18.57.26.png"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-2273 size-full" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-18.57.26.png" alt="" width="615" height="307" /></a></p>
<p><strong>La prise en charge des prises accessoires par les marins</strong></p>
<p>Une fois qu’une espèce est remontée à bord des navires, les modalités de la prise en charge par les pêcheurs sont un <strong>facteur très important</strong> pour les chances de survie des individus capturés. Un des facteurs clé est par exemple <strong>le temps que vont mettre les marins à remettre le poisson à l&rsquo;eau.</strong></p>
<p>Il est essentiel que les pêcheurs soient au courant de la législation les obligeant à libérer certaines espèces, mais aussi qu’ils soient au courant des directives concernant la manipulation des requins. Différents guides ont été élaborées au niveau international, mais également pour la Méditerranée spécifiquement, pour améliorer les chances de survie des prises accessoires. A noter que l&rsquo;association Ailerons, <a href="http://asso-ailerons.fr/grand-large/">au-delà d&rsquo;un guide</a>, a également réalisé <a href="https://youtu.be/Jg7c8LkhEwk">une vidéo explicative</a> pour les pêcheurs récréatifs de Méditerranée française.</p>
<h2>SECTION 5: Le marché du requin en Méditerranée</h2>
<p><strong>Tendances des pêcheries méditerranéennes</strong></p>
<p>Selon l’Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (<a href="http://www.fao.org/home/fr/">FAO ou Food and Agriculture Organization of the United Nations</a>), dans son dernier rapport concernant les poissons cartilagineux (<a href="http://www.fao.org/3/a-i4795e.pdf">FAO, 2016</a>), le <strong>marché mondial des requins et des raies s&rsquo;avère en pleine expansion</strong>. <strong>Le trafic d’ailerons de requins</strong>, pêchés dans le monde entier, <strong>se concentre quasi exclusivement vers les pays asiatiques</strong> (Chine, Hong-Kong, Taiwan, Singapour). Quoi qu’on en dise, <strong>les requins et les raies sont aussi pêchés pour leur chair</strong>, d’autant plus qu’il est interdit depuis juin 2013 pour tout navire battant un pavillon européen (2018 pour les bateaux de la zone CGPM du bassin méditerranéen) de débarquer des ailerons découpés du corps des animaux. C’est également le cas pour toutes les pêcheries méditerranéennes et de mer Noire. <strong>Entre 2001 et 2011, une augmentation de 42% du volume de requins et de raies débarqués dans le monde a été observée.</strong></p>
<p>En ce qui concerne le bassin méditerranéen, entre 2000 et 2015, les tonnages débarqués et déclarés (par définition sous-évalués) ont varié entre 8,428 tonnes (2003) et 19,719 tonnes en 2009.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-19.31.43.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2277 size-full" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-19.31.43.png" alt="" width="625" height="369" /></a></p>
<p>En 2015, dernière année analysée par la FAO, la Lybie et la Tunisie étaient largement en tête avec plus de 4 000 tonnes de requins débarqués. L’Italie prend la triste troisième place du podium suivie de près par l’Egypte (1,141 tonnes) et l’Espagne (918 tonnes). La France porte bien son numéro 10 avec 150 tonnes débarquées durant cette même année.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/FAO-mediterrenean-shark-rank-fisheries-wwf.png" rel="wp-prettyPhoto&#091;7892&#093;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2278 size-full" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/FAO-mediterrenean-shark-rank-fisheries-wwf.png" alt="" width="630" height="418" /></a></p>
<p>Le rapport du WWF rappelle l<strong>e manque de traçabilité</strong> en ce qui concerne les requins et raies de Méditerranée. Tout d&rsquo;abord, une importante variabilité est observée entre les réglementations des différents pays. Ainsi, <strong>certains pays comme l&rsquo;Egypte ne possèdent qu&rsquo;une catégorie pour déclarer les espèces de poissons cartilagineux pêchés</strong>. D&rsquo;autres comme l&rsquo;Espagne ou la France possèdent un nombre plus important de catégories. Il n&rsquo;en demeure pas moins qu&rsquo;il n&rsquo;existe que 34 catégories de déclaration créées par la FAO (pour près de 80 espèces en Méditerranée). Ainsi, le WWF alerte sur le fait que 97% des captures en Méditerranée ne sont pas enregistrées à l&rsquo;échelle de l&rsquo;espèce ce qui limite la capacité des instances de gestions à définir des tendances fiables mais aussi la traçabilité des poissons vendus au regard de la législation et de leur statut de conservation.</p>
<p>Les poissons pêchés sont consommés localement mais aussi exportés. Avec plus de 18 tonnes déclarées en 2013, l&rsquo;Espagne fait la course en tête <strong>suivie par la France</strong> puis la Grèce. <strong>Il y a donc un réel marché du requin en Méditerranée</strong> pour ces prises pourtant décrites comme « accessoires » et « non ciblées » tout au long du rapport.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/FAO-WWF-export-shark.png" rel="wp-prettyPhoto&#091;7892&#093;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2281 size-full" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/FAO-WWF-export-shark.png" alt="" width="322" height="323" /></a></p>
<p>Plus intéressant, le rapport du WWF nous rappelle que contrairement aux idées reçues, <strong>nous</strong> <strong>(européens et français)</strong> <strong>consommons des poissons cartilagineux à grande échelle</strong>. En effet, au-delà des tonnages d&rsquo;exportation exposés ci-dessus, <strong>l&rsquo;Europe importe également plusieurs dizaines de milliers de tonnes de viandes de requins et de raies</strong> dont la traçabilité et les volumes sont extrêmement difficiles à évaluer. L&rsquo;Espagne est une nouvelle fois le leader du bassin méditerranéen, suivie par l&rsquo;Italie.<strong> La France est encore sur le podium (3ème place) en ce qui concerne les volumes importés</strong>. <strong>Sur la plan mondial, la France est même dans le top 10 en terme d&rsquo;importations.</strong><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/FAO-WWF-imports-shark.png" rel="wp-prettyPhoto&#091;7892&#093;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2282 size-full" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/FAO-WWF-imports-shark.png" alt="" width="487" height="394" /></a></p>
<blockquote><p>
<strong>L’Espagne, l’Italie mais aussi la France pêchent, exportent, importent et consomment massivement de la viande de requins et de raies malgré un statut de conservation de ces espèces alarmant en Méditerranée et dans le monde</strong>
</p></blockquote>
<p><strong>Les fraudes sur les produits de la mer</strong></p>
<p>Les catégories regroupant plusieurs groupes taxonomiques et le manque de traçabilité entrainent une hausse des fraudes visant à tromper le consommateur quant à la nature du poisson qu&rsquo;il achète. Ainsi, le WWF illustre ses propos au travers d&rsquo;une récente étude <strong>en Italie qui met en évidence que sur 80 échantillons testés sur différents marchés, étals et poissoneries, 40% étaient en réalité du requin peau bleue (<em>Prionace glauca</em>) ou du requin mako (<em>Isurus oxyrinchus</em>).</strong> Il s&rsquo;agit d&rsquo;une des fraudes sur les produits de la mer désormais la plus commune d&rsquo;Italie. Quid de la France? Le sujet n&rsquo;est pas traité dans le rapport. <a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-20.08.45.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2283" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Capture-d’écran-2019-07-28-à-20.08.45-300x166.png" alt="" width="650" height="360" /></a></p>
<p>D&rsquo;autres études menées notamment en Grèce ont mis en évidence grâce à des études ADN que 80% des espèces de requins étaient mal étiquettées. <strong>Le WWF rappelle qu&rsquo;a minima, le consommateur devrait être informé de l&rsquo;espèce qu&rsquo;il consomme, de l&rsquo;engin de pêche utilisé, et de l&rsquo;origine du  poisson, notamment dans un contexte de disparition des espèces en Méditerranée.</strong></p>
<h2>SECTION 6: LES OUTILS RÉGLEMENTAIRES DISPONIBLES</h2>
<h3>La réglementation internationale</h3>
<p><strong>Le Plan d&rsquo;Actions International pour les requins porté par la FAO</strong></p>
<p><a href="http://www.fao.org/ipoa-sharks/fr/">Porté par la FAO</a>, le Plan d&rsquo;Actions International pour les requins (IPOA Sharks) vise à encourager la mise en place volontaire par les pays de stratégies de conservation et de gestion des populations des requins et s&rsquo;applique tant à la pêche professionnelle que récréative. Il existe un équivalent européen (EUPOA). Le rapport ne donne pas d&rsquo;exemples de cas d&rsquo;études passés, en cours ou à venir faisant appel à ce dispositif.</p>
<p><strong>L&rsquo;Union Européenne</strong></p>
<p>La Commission Européenne est chargée de mettre en œuvre la Politique Commune de la Pêche. Elle prépare les propositions de TAC et quotas en se basant sur les avis scientifiques de plusieurs organisations, notamment le CIEM, organisme intergouvernemental qui coordonne la recherche sur les ressources en Atlantique Nord-Est, et la CICTA. Le Conseil des Ministres a pouvoir de décision et adopte les directives et règlements après examen des propositions de la Commission Européenne.</p>
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<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>Différentes réglementations de l&rsquo;U.E. concernent directement les requins et raies de Méditerranée. Sont  concernés les textes suivants  :</p>
<ul>
<li>
<p class="title"><a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A32019R0124&amp;fbclid=IwAR2C4pEQgG--v-kbc5UDthUWyvcqXKwE8WfihUE519H5nQpcCDDHs9int-Y"><strong>Règlement d&rsquo;exécution (UE) n° 2019/124 du 30/01/19 </strong></a>établissant, pour 2019, les possibilités de pêche pour certains stocks halieutiques et groupes de stocks halieutiques, applicables dans les eaux de l&rsquo;Union et, pour les navires de pêche de l&rsquo;Union, dans certaines eaux n&rsquo;appartenant pas à l&rsquo;Union</p>
</li>
<li>
<p class="title"><strong><a href="https://aida.ineris.fr/consultation_document/32205">Règlement (CE) n° 1967/2006 du Conseil du 21/12/06</a> </strong>concernant les mesures de gestion pour l&rsquo;exploitation durable des ressources halieutiques en Méditerranée et modifiant le règlement (CEE) n° 2847/93 et abrogeant le règlement (CE) n° 1626/94</p>
</li>
</ul>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>Sont de ce fait interdits pour les bateaux au pavillon européen la capture au filet de fond des espèces suivantes : le requin griset <em>(Hexanchus griseus)</em>, le requin pèlerin (<em>Cetorhinus maximus</em>), tous les Alopiidae (requins renards), Carcharinadae (requins-requiems), Sphyrnidae (requins-marteaux), et certains Lamnidae (requin taupe, requin mako). Ceci dit les captures accidentelles de moins de trois individus restent autorisées.</p>
<p><strong>La CITES</strong></p>
<p>La <a href="https://www.cites.org/fra/disc/what.php">CITES</a> (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menaces d’extinction) ou Convention de Washington, « a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent ». <strong>Elle ne s&rsquo;applique donc pas toujours à la pêche et à la consommation locale de poisson</strong>. Tous les pays du bassin méditerranéen sont concernés.</p>
<p>Les espèces inscrites à l’Annexe I sont les espèces les plus menacées. La CITES en interdit le commerce international sauf à des fins non commerciales (par exemple à des fins de recherche) comme indiqué dans l’Article III du texte de la Convention. L’Article VII prévoit des dérogations à cette interdiction et à ces obligations. Parmi les élasmobranches, seuls les poisson-scie (<em>Pristidae spp.</em>) sont concernés par cette annexe.</p>
<p>L’Annexe II comprend les espèces qui pourraient être menacées si le commerce de leur spécimen n’était pas contrôlé, ainsi que les espèces « semblables », c’est à dire celles qui peuvent être confondues, pour des raisons morphologiques, avec les espèces inscrites pour des raisons de conservation. Le commerce international de ces espèces peut être autorisé s’il est couvert par un permis d’exportation, selon les modalités indiquées à l’Article IV du texte de Convention.</p>
<p>L’Annexe III liste les espèces inscrites à la demande d’une Partie qui en règlemente le commerce et qui a besoin d’une coopération internationale pour en empêcher l’exploitation illégale. Parmi les élasmobranches, seules certaines raies d’eau douce d’Amérique du Sud sont concernées par cette annexe.<a href="#_ftnref1" name="_ftn1"></a></p>
<p><strong>Les annexes de la CITES ne concernent que 20 espèces de requins et des raies dans le monde</strong>. <strong>Seules 8 sont concernées en Méditerranée</strong> à savoir le requin blanc (<em>Carchorodon carcharias</em>), le requin taupe commun (<em>Lamna nasus</em>), le poisson-scie tident (<em>Pristis pectinata</em>), le requin-marteau commun (<em>Sphyrna zygaena</em>), le requin renard commun (<em>Alopias vulpinus</em>), le requin renard à gros yeux (<em>Alopias superciliosus</em>), le requin pèlerin (<em>Cetorhinus maximus</em>) et le diable de mer méditerranéen (<em>Mobula mobular</em>).</p>
<p><strong>La CMS</strong></p>
<p>La <a href="https://www.cms.int/fr/legalinstrument/cms">CMS (Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage)</a> est un traité environnemental du Programme des Nations Unies pour l’Environnement. C’est la seule convention internationale spécialisée dans la conservation des espèces migratrices. Depuis 1999, 29 espèces de poissons cartilagineux sont inscrites aux annexes de cette convention dont 17 dans le bassin méditerranéen. Tous les pays du bassins méditerranéens (sauf la Turquie) sont contractantes à cette convention.</p>
<p>Les espèces migratrices menacées d’extinction sont inscrites à l’Annexe I de la Convention. Les Parties à la CMS doivent protéger ces espèces, conserver ou restaurer leurs habitats, atténuer les obstacles à leur migration et contrôler les autres facteurs qui pourraient les mettre en danger. En particulier, l’article III du texte de la Convention prévoit que « les Parties […] interdisent le prélèvement des animaux appartenant à ces espèces. ».</p>
<p>Les espèces migratrices dont l’état de conservation est défavorable et qui ont besoin de la conclusion d’accords internationaux pour leur conservation, ainsi que celles qui pourraient en bénéficier de manière significative, figurent à l’Annexe II de la Convention. Pour cette raison, la Convention encourage les États de l’aire de répartition à conclure des accords mondiaux ou régionaux.</p>
<p>Le Mémorandum d’Entente (Memorandum of Understanding, MoU) sur la conservation des requins et des raies est une document juridiquement non contraignant destiné à favorisé des mesures de protection pour les élasmobranches inscrits à son Annexe I, afin d’atteindre et de maintenir un état de conservation favorable de ces espèces.</p>
<p>Mais tous les pays du bassin méditerranéens ne sont pas signataires de ce MoU. Et même si en 2012 un plan de conservation des espèces de requins et de raies a été signé entre les parties, force est de constater que le manque de réglementation retranscrit à l&rsquo;échelle nationale ne permet l&rsquo;application de telles politiques transfrontalières de conservation.</p>
<p><strong>La CBD</strong></p>
<p>La <a href="https://www.cbd.int/">CBD ou Convention sur la Diversité Biologique (Convention on Biological Biodiversity)</a> a pour objectif de promouvoir une utilisation durable de la biodiversité, ainsi qu&rsquo;une répartition équitable des richesses et des ressources génétiques. Tous les pays du bassin méditerranéen en sont membres. Le rapport du WWF,  sans préciser lesquelles, citent différentes mesures qui auraient découlées par le passé de cette convention, notamment pour les espèces pélagiques.</p>
<h3>La réglementation à l&rsquo;échelle régionale</h3>
<p><strong>La Convention de Barcelone</strong></p>
<p><a href="https://web.unep.org/unepmap/fr">La Convention de Barcelone (Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée)</a> et les protocoles élaborés dans le cadre de cette convention ont pour objectif de réduire la pollution en mer Méditerranée, de protéger, et d’améliorer le milieu marin dans cette zone. En particulier, le Protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée (<a href="http://rac-spa.org/fr/protocole">protocole ASP/DB</a>) de cette convention vise à favoriser la gestion durable de la biodiversité côtière et marine, en veillant à la protection des espèces et des habitats.</p>
<p>L’Annexe II de ce Protocole (dernier amendement en décembre 2017) présente la lite des espèces en danger ou menacées en Méditerranée. <strong>Les Parties doivent assurer la protection maximale de ces espèces et de leurs habitats</strong>, en accord avec les points 3 et 5 de l’article 11 du Protocole. Parmi les élasmobranches, <strong>22 espèces présentes en Méditerranée sont inscrites à cette annexe.</strong></p>
<p>L’Annexe III (dernier amendement en janvier 2012) présente <strong>la liste des espèces dont le commerce est réglementé</strong>. Les Parties doivent assurer la conservation de ces espèces en en règlementant l’exploitation de manière à maintenir leur populations dans un état de conservation favorable. Parmi les élasmobranches, <strong>9 sont inscrites à cette annexe.</strong></p>
<p>Le rapport du WWF ne conclut pas sur l&rsquo;efficacité ou non de la Convention de Barcelone et le nombre d&rsquo;espèces protégées dans le droit national des pays signataires.</p>
<p><strong>La CGPM</strong></p>
<p><a href="https://wwz.ifremer.fr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-gestion/par-qui/Organisations-Internationales/CGPM">La Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée (CGPM, GFCM en anglais) </a>est une organisation inter-gouvernementale rassemblant 22 pays qui bordent la Méditerranée et la Mer Noire, y compris les pays du Sud de la Méditerranée, ainsi que le Japon et l’UE. Ses missions sont de :</p>
<ul>
<li>Promouvoir le développement et la conservation des ressources marines ;</li>
<li>Élaborer des mesures de conservation et formuler des recommandations en matière de gestion.</li>
</ul>
<p>La Commission de la CGPM adopte les mesures de règlementations en se basant sur les avis scientifiques des Groupes de Travail de biologistes et économistes, ainsi que sur les recommandations de la CICTA. Elle impose ces mesures aux états membres qui doivent les intégrer dans leur législation nationale. La Commission d’application contrôle le respect des ces mesures de règlementation. Elle est composée de l&rsquo;ensemble des Etats membres de l&rsquo;U.E. ainsi que de 23 autres pays (dont l&rsquo;Egypte, Israël, la Lybie, la Turquie ou encore la Tunisie).</p>
<blockquote><p>
<strong>La commission de le CGPM est la plus proactive en matière de mesures concrètes visant à protéger les requins et raies de Méditerranée</strong>
</p></blockquote>
<p>Ces mesures comprennent notamment :</p>
<ul>
<li>L&rsquo;interdiction du shark-finning depuis 2018 avec l&rsquo;obligation de débarquer les individus pêchés entiers</li>
<li>La détention, le transbordement,  le débarquement et le commerce de l&rsquo;ensemble des espèces de requins et de raies listées à l&rsquo;annexe II de la Convention de Barcelone sont strictement interdits. Cela concerne 22 espèces en Méditerranée.</li>
<li>Les pays signataires doivent assurer des mesures de protection fortes concernant les activités de pêche potentiellement concernées par ces mêmes espèces de façon à relâcher toute capture vivante et indemne dans la mesure du possible.</li>
<li>Le requin-hâ ou milandre (<em>Galeorhinus galeus</em>) doivent être relâchés vivants et indemnes dans la mesure du possible.</li>
<li>Pour améliorer la protection des espèces côtières, le chalutage dans la bande des 3 milles nautiques (5,56 km) est interdit ou il n&rsquo;est autorisé qu&rsquo;à partir de -50 m de profondeur dans le cas où cette profondeur est atteinte avant 3 milles nautiques.</li>
<li>Pour améliorer la protection des espèces démersales profondes, des équipements spécifiques sont nécessaires pou pêcher profonds et le chalutage est interdit à plus de 1 000 m de profondeur.</li>
<li>Le nombre et les espèces migratrices capturées doivent être archivées</li>
<li>Il est interdit de couper la tête des poissons et de les depecer avant le débarquement à terre</li>
</ul>
<p>La comission du CGPM a également permis la création de<a href="http://www.fao.org/gfcm/data/maps/fras/en/"> 7 réserves de pêche</a> dont une immense zone (2 017 km²) interdite à la pêche au large du Golfe du Lion entre les zones de canyons de Sète et de Marseille.</p>
<p>Ceci étant dit, le WWF souligne de graves manquements à ces engagements de la part des pays signataires. Outre les irrégularités dans les captures observées, les rapports sont rendus en retard, avec de nombreuses zones de flou et imprécisions. <span lang="fr">En outre, les informations spécifiques demandées sur les mesures de gestion de la pêche destinées à la conservation des requins et des raies n&rsquo;ont pas été communiquées ce qui ralentie l&rsquo;application de mesures concrètes à l&rsquo;échelle des pays signataires.</span></p>
<p><strong>La CICTA</strong></p>
<p>La Commission Internationale pour la Conservation des Thons Atlantique (CICTA, ICCAT en anglais) est une organisation internationale chargée de la conservation des thonidés. Sa zone de convention couvre l’Atlantique et les mers adjacentes, dont la Méditerranée. Ses missions sont de :</p>
<ul>
<li>Collecter les données statistiques concernant la pêche de ces espèces dans sa zone de convention (y compris des prises accessoires) ;</li>
<li>Coordonner la recherche pour l’évaluation des stocks de thons ;</li>
<li>Formuler et promouvoir auprès de ses membres des conseils de gestion ;</li>
<li>Produire des publications scientifiques.</li>
</ul>
<p>En se basant sur les données statistiques, elle adopte des résolutions et des recommandations concernant la conservation des thonidés, mais également la gestion des prises accidentelles, et notamment des requins. La Commission Européenne représente les pays de l’U.E. au sein de la CICTA. En dehors de l&rsquo;U.E. La Turquie, la Tunisie, l&rsquo;Egypte ou encore la Lybie sont notamment signataires.</p>
<p>Ces mesures associées à la CICTA comprennent notamment :</p>
<ul>
<li>L&rsquo;application globale de l&rsquo;IPOA Sharks</li>
<li>La fourniture de données annuelles de captures (efforts, tonnages, engins etc.</li>
<li><span lang="fr">Le finning des requins est interdit et réglementé par l&rsquo;application d&rsquo;une règle du ratio de poids des nageoires à corps de 5% pour les requins à nageoires à bord des navires, et les pêcheries des Parties contractantes doivent utiliser pleinement leurs captures de requins.</span></li>
<li>La remise à l&rsquo;eau des espèces non ciblées (notamment au stade juvénile) est encouragée</li>
<li>Les captures et le commerce du requin renards à gros yeux (<em>Alopias superciliosus</em>), du requin longimane (<em>Carcharhinus longimanus</em>), des requins-marteaux de la famille des Sphyrnidae (à l&rsquo;exception du <em>Sphyrna tiburo</em>) et des requins soyeux (<em>Carcharhinus falciformis</em>) sont interdits. Les rejets (morts ou vivants) de requins océaniques, de requins-marteaux et de requins soyeux doivent être signalés.</li>
<li><span lang="fr">La CICTA a procédé à une évaluation des stocks du requin taupe commun (<em>Lamna nasus</em>), du requin mako (<em>Isurus oxyrinchus</em>) et du requin peau bleue (<em>Prionace glauca</em>). Le rapport ne précise pas si cette évaluation concerne la Méditerranée</span></li>
<li><span lang="fr">Libérer rapidement les requins-taupes communs (<em>Lamna nasus</em>) sains et saufs, dans la mesure du possible lorsqu&rsquo;ils sont amenés vivants à bord du navire</span></li>
<li>Encourage la recherche visant à améliorer la sélectivité des engins et à identifier les zones d&rsquo;accouplement, de mise bas et de nurserie des requins en particulier pour le requin mako <span lang="fr">(<em>Isurus oxyrinchus</em>)</span></li>
<li>Produit des guides d&rsquo;identification</li>
</ul>
<p>L’amendement de la Convention approuvé par les Parties contractantes à la CICTA en 2019 constitue un changement important pour la gestion des élasmobranches en Méditerranée et dans l’Atlantique dans le futur. Le champ d&rsquo;application de la Convention ne sera plus uniquement axé sur le thon et les espèces apparentées, mais inclura également les élasmobranches océaniques, pélagiques et hautement migrateurs. La Commission sera donc chargée de mener des études et des recherches sur ces espèces et devra gérer ces stocks conformément aux principes de la Convention. Peut être une lueur d&rsquo;espoir pour les requins et raies de Méditerranée.</p>
<p dir="ltr" data-placeholder="Traduction"><strong>La Convention de Berne</strong></p>
<p id="tw-target-text" class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" dir="ltr" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr"><a href="http://biodiv.mnhn.fr/convention/other_conv/fol878790/">La Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l&rsquo;Europe (Convention de Berne)</a> est la seule convention régionale contraignante de ce type dans le monde. Elle a été signée par 50 pays et l&rsquo;Union européenne dont la France. Axée sur la conservation des espèces menacées d&rsquo;extinction et vulnérables et de leurs habitats, la Convention de Berne concerne directement le requin pèlerin (<em>Cetorhinus maximus</em>), le requin blanc (<em>Carcharodon carcharias</em>) et le diable de mer méditerranéen (<em>Mobula mobular</em>) dans sa deuxième annexe sur les espèces de faune strictement protégées.</span></p>
<h2 data-placeholder="Traduction">SYNTHÈSE SUR LES ESPÈCES PROTÉGÉES DE MÉDITERRANÉE FRANÇAISE : UNE RÉGLEMENTATION À DEUX VITESSES</h2>
<p><strong>Concernant la France, il faut tout d&rsquo;abord bien comprendre qu&rsquo;aucune espèce de requins ou de raies n&rsquo;est inscrite au sein de <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000327373">la liste ministérielle des poissons protégées sur le territoire national.</a></strong></p>
<blockquote><p>
<strong>Stricto sensu, il n&rsquo;y a donc aucune espèce de requin ou de raies protégées sur la façade méditerranéenne française et il en est de même en Atlantique.</strong>
</p></blockquote>
<p>Les espèces peuvent ceci dit bénéficier du fait de leur inscription aux annexes de différentes conventions internationales de mesures visant à limiter/interdire leur pêche, leur vente ou parfois simplement, leur exportation.</p>
<p><strong>En collaboration avec les instances ministérielles ainsi qu&rsquo;avec le Dr <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_S%C3%A9ret">Bernard Seret</a>, l&rsquo;association Ailerons a travaillé en 2018 sur une synthèse de la réglementation en Méditerranée française en ce qui concerne la pêche professionnelle et de loisir.</strong></p>
<p><strong>Liste 2019 des espèces de requins et de raies strictement interdites à la pêche et à la vente en Méditerranée française :</strong></p>
<p><strong>Les requins (11 espèces interdites) :</strong></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">Le requin renard à gros yeux (<em>Alopias</em><i> superciliosus)</i></p>
</li>
<li>Le requin-taureau (<em>Odontapsis ferox</em>)</li>
<li>Le grand requin blanc (<i>Carcharodon carcharias)</i></li>
<li>Le requin pèlerin (<i>Cetorhinus maximus)</i></li>
<li>
<p class="p1">Le requin hâ<i> (Galeorhinus galeus)</i></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Le requin-taupe bleu (<em>Isurus oxyrinchus</em>)</p>
</li>
<li>Le requin taupe commun (<em>Lamna nasus</em>)</li>
<li>Le requin féroce (<i>Odontaspis ferox)</i></li>
<li>La centrine commune (<i>Oxynotus centrina)</i></li>
<li>Le requin marteau commun (<i>Sphyrna zygaena)</i></li>
<li>Les anges de mer (<em>Squatina squatina, S. oculata, S. aculeata</em>)</li>
</ul>
<p><strong>Les raies (5 espèces interdites) :</strong></p>
<ul>
<li class="p1">Le pocheteau gris (<em>Dipturus batis</em>)</li>
<li>
<p class="p1">La raie papillon épineuse (<i>Gymnura altavela)</i></p>
</li>
<li>La raie circulaire (<i>Leucoraja circularis)</i></li>
<li>Le diable de mer méditerranéen (<em>Mobula mobular</em>)</li>
<li>La raie blanche (<em>Rostroraja alba</em>)</li>
</ul>
<p>A noter que d&rsquo;autres espèces sont réglementées mais peuvent toujours être pêchées et vendues si elles ne sont pas ciblées (prises accessoires) ou encore selon les techniques de pêche utilisées. La synthèse réglementaire réalisée est synthétisée dans les tableaux suivants en fonction des statuts de conservation de l&rsquo;UICN de chaque espèce.</p>
<p><strong>Les espèces En Danger Critique d&rsquo;Extinction en Méditerranée :</strong></p>
<p>Sur les 20 espèces concernées, 16 bénéficient de mesures d&rsquo;interdiction de pêche, du débarquement et du commerce localement. Malgré le statut de conservation le plus défavorable possible en milieu naturel, quatre espèces sont toujours autorisées à la pêche et au commerce. C&rsquo;est notamment le cas du requin peau bleue (<em>Prionace glauca</em>), de la raie aigle-vachette (<em>Aetomylaeus bovinus</em>), du squale-chagrin commun (<em>Centrophorus granulosus</em>) et de la raie chardon (<em>Leurcoraja fullonica</em>).</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Réglementation-Méditerranée-requins.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2301" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Réglementation-Méditerranée-requins-300x175.png" alt="" width="600" height="349" /></a></p>
<p><strong>Les espèces En Danger d&rsquo;Extinction en Méditerranée :</strong></p>
<p>Malgré l&rsquo;inscription dans les annexes de plusieurs conventions internationales, le requin renard commun (<em>Alopias vulpinus</em>) et le requin gris (<em>Carcharinus plubeus</em>) sont autorisées à la pêche et à la vente. Jusqu&rsquo;à 3 individus pêchés accidentellement peuvent par exemple être gardés en cas d&rsquo;utilisation d&rsquo;un filet maillant de fond.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Réglementation-Méditerranée-requins-en-danger.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2304" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Réglementation-Méditerranée-requins-en-danger-300x53.png" alt="" width="600" height="106" /></a></p>
<p><strong>Les espèces Vulnérables en Méditerranée :</strong></p>
<p>La majorité des espèces classées Vulnérable en Méditerranée (aigle de mer, émissoles) sont autorisées à la pêche malgré pour certaines leur inscription dans l&rsquo;annexe III de la Convention de Barcelone.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Les-espèces-vulnérables-en-Méditerranée-réglementation.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2305" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Les-espèces-vulnérables-en-Méditerranée-réglementation-300x37.png" alt="" width="650" height="81" /></a></p>
<p><strong>Les espèces Non Evaluées par manque de données en Méditerranée :</strong></p>
<p>Elles ne bénéficient pas d&rsquo;une réelle protection. Jusqu&rsquo;à 3 individus pêchés accidentellement peuvent par exemple être gardés en cas d&rsquo;utilisation d&rsquo;un filet maillant de fond.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Réglementation-Méditerranée-requins-raies-EN.png"><br />
<img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2303" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Réglementation-Méditerranée-requins-raies-EN-300x51.png" alt="" width="650" height="110" /></a></p>
<h2></h2>
<h2></h2>
<h2>LES ACTIONS CONCRÈTES PROPOSÉES PAR LE WWF POUR FACE À LA CRISE</h2>
<h3>1 &#8211; Une meilleure acsquisition des données, plus de suivis et plus de contrôles</h3>
<ul>
<li id="tw-target-text" class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Soutenir le développement d&rsquo;outils de collecte de données spécifiques à une espèce, conçus par les organes de gestion et les États avec les utilisateurs finaux afin de garantir leur pertinence à long terme.</span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Piloter des approches innovantes économes en ressources pour les pêcheries artisanales en particulier.</span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Renforcer la coopération entre les autorités et les parties prenantes aux niveaux régional et national pour faire en sorte que les interdictions de pêche ne conduisent pas à un manque de données sur la biodiversité. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Encouragez la collecte de connaissances sur les pêches traditionnelles pour aider à combler le déficit de données et appuyer les analyses historiques des occurrences et des captures de requins et de raies. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Soutenir les programmes de sensibilisation et d&rsquo;éducation destinés aux autorités de gestion nationales et aux secteurs de la pêche, en accordant une priorité aux pays du sud de la Méditerranée. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Soutenir la réalisation des rapports de données CGPM / ICCAT. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Collectez et diffusez les meilleures pratiques (par exemple, une réglementation européenne en matière d’étiquetage pourrait être appliquée dans les pays du sud de la Méditerranée). </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Améliorer la création (pays non membres de l&rsquo;UE) et la mise en œuvre (pays UE) de réglementations en matière d&rsquo;étiquetage pour les espèces de requins et de raies. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Analyser le commerce et la chaîne d&rsquo;approvisionnement en produits à base de requins et de raies, en particulier l&rsquo;Espagne et l&rsquo;Italie, afin de mieux comprendre les marchés nationaux et internationaux des produits à base d&rsquo;élasmobranches et leurs implications pour la conservation des requins et des raies. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Encourager les tests d&rsquo;ADN prescrits par les pays tout au long de la chaîne d&rsquo;approvisionnement afin de réprimer la fraude sur les produits de la mer et de lutter contre la commercialisation des espèces interdites. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Soutenir le renforcement de la conformité aux réglementations commerciales européennes et CITES dans le sud de la Méditerranée et dans les pays tiers. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Etablir la collaboration des parties prenantes à tous les niveaux (autorités de gestion nationales, autorités CITES nationales, organisations régionales de gestion des pêches, pêcheurs, organisations intergouvernementales, etc.) pour améliorer les connaissances, le partage des données, le suivi et la mise en application de la réglementation.</span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Rassembler les pays pour faire respecter l&rsquo;interdiction par l&rsquo;ICCAT aux filets dérivants au Maroc et dans les autres pays concernés.</span></li>
</ul>
<h3>2 &#8211; Limiter les prises accessoires et améliorer les pratiques de gestion</h3>
<ul>
<li id="tw-target-text" class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Inclure la gestion des prises accessoires et des rejets de requins et de raies dans les plans de pêche pluriannuels de l&rsquo;UE. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Evaluer la mise en œuvre et l’application par les États membres des mesures de protection de la CGPM et de l’ICCAT.</span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Promouvoir les recommandations de gestion des captures accessoires et des rejets de la CGPM pour les principales pêcheries.</span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Construire la capacité des pêcheurs, par le biais de programmes régionaux et nationaux, à gérer les prises accessoires, notamment en incluant des mesures techniques, de la collecte de données et la réalisation de rapports.</span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Renforcer la coopération entre les autorités et les parties prenantes pour faire en sorte que les interdictions conduisent à une meilleure gestion des pêches pour une diminution de la mortalité des espèces menacées. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr"><strong>Analyser le point de vue des pêcheurs professionnels et de loisir pour comprendre leur comportement et s’assurer de leur adhésion aux initiatives de réduction des captures accessoires et de collecte de données.</strong> </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Accroître la recherche sur la santé des espèces rejetées et améliorer les protocoles d&rsquo;évaluation. </span></li>
<li class="tw-data-text tw-ta tw-text-small" data-placeholder="Traduction"><span lang="fr">Envisager des recherches multipartites sur des modifications de la conception des engins de pêche comme les palangres  afin de réduire les prises accessoires de requins pélagiques; ou encore les chaluts (par exemple, dispositifs d&rsquo;exclusion) &#8211; mais en restant conscient des compromis possibles.</span></li>
</ul>
<h3>3 &#8211; Améliorer les connaissances sur les espèces menacées et leurs habitats critiques</h3>
<ul>
<li>Promouvoir des évaluations appropriées des stocks et des limites de capture pour les espèces menacées par le biais des organes de gestion régionaux (CGPM, STEFC).</li>
<li>Développer des programmes de recherche avec des partenaires pour améliorer les connaissances sur les habitats critiques de requins et de raies en Méditerranée.</li>
<li>Soutenir la recherche sur les fermetures spatio-temporelles des zones de pêche identifiées comme habitats critiques et inciter les organismes de gestion et les autorités régionaux et nationaux à prendre des mesures en fonction des résultats.</li>
<li><strong>Cartographier et évaluer des plates-formes collaboratives et améliorer les mécanismes de coordination pour accélérer la collecte de données, la recherche et la conservation</strong>;</li>
<li><strong>Si nécessaire, établir des collaborations en associant toutes les parties prenantes, des pêcheurs aux ONG</strong>.</li>
<li>Promouvoir l’inclusion des espèces en danger critique d’extinction et en danger dans la Convention de Barcelone, «mettre à niveau» le risque pour certaines espèces, mettre en place des mesures de protection adéquates au moyen des listes de la CGPM et de la CITES</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Poster-WWF-Méditerranée-VF.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2316" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2019/07/Poster-WWF-Méditerranée-VF-300x300.jpg" alt="" width="650" height="650" /></a></p>
<p><strong>Sources : WWF, IUCN, FAO</strong></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DE LA CONFITURE AUX COCHONS : L’ENVERS DU DÉCOR DE L’AQUACULTURE</title>
		<link>https://www.asso-ailerons.fr/agir-a-son-echelle/de-la-confiture-aux-cochons-lenvers-du-decor-de-laquaculture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maintenance]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 20:11:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agir à son échelle]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://asso-ailerons.fr/?p=1879</guid>

					<description><![CDATA[Nouvel article de l&#8217;ONG Bloom qui dénonce la pêche minotière, cette pêche de petits poissons qui alimente principalement le marché de l&#8217;aquaculture, de l&#8217;élevage intensif et même des animaux de compagnie&#8230; A lire et partager en masse! De la confiture aux cochons : l&#8217;envers du décor de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvel article de l&rsquo;ONG Bloom qui dénonce la pêche minotière, cette pêche de petits poissons qui alimente principalement le marché de l&rsquo;aquaculture, de l&rsquo;élevage intensif et même des animaux de compagnie&#8230;<br />
A lire et partager en masse!<a href="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2017/02/Capture-d’écran-2017-02-20-à-21.09.36.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1880" src="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2017/02/Capture-d’écran-2017-02-20-à-21.09.36-1024x512.png" alt="Bloom Asso Ailerons" width="950" height="475" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2017/02/Capture-d’écran-2017-02-20-à-21.09.36-1024x512.png 1024w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2017/02/Capture-d’écran-2017-02-20-à-21.09.36-300x150.png 300w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2017/02/Capture-d’écran-2017-02-20-à-21.09.36-768x384.png 768w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2017/02/Capture-d’écran-2017-02-20-à-21.09.36-600x300.png 600w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2017/02/Capture-d’écran-2017-02-20-à-21.09.36.png 1420w" sizes="(max-width: 950px) 100vw, 950px" /></a></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hZQaX9zW14"><p><a href="https://www.bloomassociation.org/dossier-peche-minotiere/">De la confiture aux cochons : l&rsquo;envers du décor de l&rsquo;aquaculture</a></p></blockquote>
<p><iframe title="« De la confiture aux cochons : l&rsquo;envers du décor de l&rsquo;aquaculture » &#8212; Bloom Association" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  src="https://www.bloomassociation.org/dossier-peche-minotiere/embed/#?secret=hZQaX9zW14" data-secret="hZQaX9zW14" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les requins et raies de Méditerranée sont menacés d&#8217;extinction</title>
		<link>https://www.asso-ailerons.fr/dossier/les-requins-et-raies-de-mediterranee-sont-menaces-dextinction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maintenance]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2016 12:18:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[IUCN]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://asso-ailerons.fr/?p=1809</guid>

					<description><![CDATA[C’est l&#8217;Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui a tiré la sonnette d&#8217;alarme, ciblant notamment la cause de la surpêche : plus de la moitié des espèces de requins et de raies de Méditerranée sont menacées d&#8217;extinction.  L’association Ailerons détaille les tenants et aboutissants de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even">
<p><strong>C’est <u><a title="L'UICN annonce que plus de la moitié des espèces de requins et de raies de Méditerranée sont menacées d'extinction" href="https://www.iucn.org/news/more-half-sharks-rays-and-chimaeras-native-mediterranean-sea-are-risk-extinction" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l&rsquo;Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)</a></u> qui a tiré la sonnette d&rsquo;alarme, ciblant notamment la cause de la surpêche : plus de la moitié des espèces de requins et de raies de Méditerranée sont menacées d&rsquo;extinction.  L’association <u><a title="Articles d'Ailerons sur Médiaterranée à propos des raies et requins de Méditerranée" href="http://www.mediaterranee.com/mots-cl%C3%A9s/Ailerons" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ailerons</a></u> détaille les tenants et aboutissants de ce nouveau rapport </strong></p>
<p><img decoding="async" style="width: 500px; height: 375px;" src="http://www.mediaterranee.com/sites/www.mediaterranee.com/files/photo_ailerons_4.jpg" alt="" /></p>
<p><strong><em>Le diable de mer méditerranéen, Mobula mobular, espèce de raie classée En Danger d’Extinction (EN) (© Leslie Bissey/Ailerons)</em></strong></p>
<h2>Déclaration de l’UICN, l’analyse d’Ailerons !</h2>
<p>« L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature constitue en quelque sorte le baromètre de la nature. Les experts des différents groupes taxonomiques se rassemblent régulièrement et font le point sur l’état des populations dans le monde. En 2007, le groupe d’experts requins et raies de la cellule régionale méditerranéenne tirait déjà la sonnette d’alarme. 40% des espèces de requins et de raies autochtones de la mer Méditerranée avaient alors été inscrites dans l’une des trois catégories les plus inquiétantes de l’UICN.</p>
<p><img decoding="async" style="width: 400px; height: 326px;" src="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/05/Les-statuts-uicn.png" alt="" /></p>
<p><strong><em>Zoom sur les statuts UICN de classement des espèces.</em></strong></p>
<p>Ce lundi, les résultats de la nouvelle évaluation de l’UICN sont tombés. Et ils sont catastrophiques. Depuis 2007, aucun signe de rétablissement des populations n’est observé, bien au contraire… Aujourd’hui, c’est 53% des espèces de requins et de raies de Méditerranée qui sont menacées d’extinction. Cela représente une augmentation de 13% en comparaison à la dernière évaluation de l’UICN en 2007… Sur les 73 espèces de requins, de raies et de chimères évaluées, c’est donc plus de la moitié (39) qui sont désormais menacées !</p>
<p><img decoding="async" style="width: 500px; height: 226px;" src="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/05/Evaluation-UICN-méditerranée.png" alt="" /></p>
<p><strong><em>Résumé de la nouvelle évaluation du statut de conservation des requins et raies de Méditerranée par L’UICN</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En ce qui concerne <a href="http://asso-ailerons.fr/especes-mediterranee/requins-de-mediterranee/">les requins de Méditerranée</a>, 56% des espèces (23 sur 41), sont exposés à un risque élevé d&rsquo;extinction. Les espèces les plus concernées sont notamment les anges de mer (3 espèces en danger critique d’extinction, CR), le requin mako (CR), le requin taupe (CR), les requins renard (En Danger d’extinction, EN) et la liste est encore longue!</p>
<p>A noter que le Grand requin blanc est passé de la catégorie EN à CR. L’une des évolutions les plus spectaculaires concernent le requin peau bleue. Il passe lui en moins de 10 ans de la catégorie Vulnérable (VU) à En Danger Critique d’Extinction (CR). Le plus grand poisson de Méditerranée, le requin pèlerin, passe lui de la catégorie (VU) à (EN).<br />
<a href="http://asso-ailerons.fr/les-raies-de-mediterranee/">Les raies de Méditerranée</a> sont également concernées avec 50% (16 sur 32 espèces) exposés à un risque élevé d’extinction. Nous pouvons notamment citer la raie papillon épineuse (CR) (<a href="http://www.nicematin.com/environnement/un-scientifique-azureen-denonce-la-peche-dune-raie-en-danger-dextinction-74943">récemment pêchée aux alentours de Nice</a>), les raies guitares (EN) ou encore <a href="http://asso-ailerons.fr/diable_de_mer_mediterraneen/">le diable de mer méditerranéen</a> (EN)…</p>
<p><img decoding="async" style="width: 680px; height: 426px;" src="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Espèces-de-requin-et-raie-en-danger-critique-dextinction.png" alt="" /></p>
<p><strong><em>Les espèces de requins et raies de Méditerranée classées par l&rsquo;UICN En danger critique d&rsquo;extinction (CR)</em></strong> <a href="http://asso-ailerons.fr/especes-mediterranee/">Retrouvez les autres classements en cliquant ici </a></p>
<p>Au cours de la dernière moitié du siècle, 13 espèces sont devenues localement éteintes à divers endroits en Méditerranée. Les eaux méditerranéennes françaises représente une des zones géographiques les plus concernées et est pointée du doigt par l’UICN. Or, les eaux françaises représentaient un havre de paix pour ces espèces où une diversité maximale était observée à l’origine, comme le rappelle l’UICN. Cette réduction alarmante du nombre d’espèces est liée à une activité de pêche plus intensive et plus particulièrement aux prises accessoires. La pollution joue également un rôle significatif sur la dégradation de l&rsquo;état de conservation des requins et raies de Méditerranée.</p>
<p>De plus, 13 espèces n’ont pas pu être évaluées du fait du manque de connaissances à ce jour en Méditerranée. Elles ont simplement été classées dans la catégorie « Données Insuffisantes » sans que le groupe d’experts ne puisse se prononcer… »</p>
<p>Retrouvez plus d&rsquo;infos, de chiffres et de synthèse sur le statut de conservation des requins et raies de Méditerranée en parcourant le site d&rsquo;Ailerons en <a href="http://asso-ailerons.fr/especes-mediterranee/">cliquant ici</a>.</p>
<p><img decoding="async" style="width: 500px; height: 375px;" src="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2016/12/Peau-bleue-en-danger-critique-dextinction-Lapinski-Ailerons.png" alt="" /></p>
<p><strong><em>Le requin peau bleu, <em>Prionace glauca<em>, espèce de requin classée En Danger Critique d’Extinction (CR) (© Lapinski Matthieu/Ailerons)</em></em></em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Relais Médias :</strong></p>
<p>Médiaterranée : https://www.mediaterranee.com/0732016-requins-et-raies-de-mediterranee-plus-de-la-moitie-des-especes-menacees-dextinction-les</p>
<p>Midi Libre : http://www.midilibre.fr/2016/12/13/les-requins-de-mediterranee-menaces-d-extinction,1440060.php</p>
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		<title>2015 : une baisse de près de 50 % de la mortalité associée aux attaques de requins dans le monde</title>
		<link>https://www.asso-ailerons.fr/dossier/2015-une-baisse-de-pres-de-50-de-la-mortalite-associee-aux-attaques-de-requins-dans-le-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maintenance]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 23:29:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Attaque]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://asso-ailerons.fr/?p=1388</guid>

					<description><![CDATA[« 2000-2015 : une baisse de près de 50 % de la mortalité associée aux attaques de requins dans le monde » Voici une information bien différente de ce que vous avez probablement récemment lu ou entendu. Vous avez surement plutôt retenu cette actualité : « 2015 : une année]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>« 2000-2015 : une baisse de près de 50 % de la mortalité associée aux attaques de requins dans le monde »</h3>
<p>Voici une information bien différente de ce que vous avez probablement récemment lu ou entendu. Vous avez surement plutôt retenu cette actualité :</p>
<h5>« 2015 : une année record pour les attaques de requins dans le monde selon les spécialistes! »</h5>
<p>Ailerons fait le point sur la présentation des chiffres sensationnalistes qui semblent défrayer la chronique&#8230; Un angle de traitement différent qui va surement moins buzzé, moins être partagé dans les réseaux et qui ne sera probablement repris par aucun médias&#8230;</p>
<p><a href="http://www.flmnh.ufl.edu/fish/isaf/home"> L&rsquo;International Shark Attack File</a>, dirigé par le Museum National d&rsquo;Histoire Naturelle de Floride, recense depuis 1958 les attaques de requins dans le monde. <a href="http://www.flmnh.ufl.edu/fish/isaf/worldwide-summary/">Le récent rapport de synthèse </a> de<a href="http://www.flmnh.ufl.edu/fish/fpsr/personnel"> George Burgess</a>, directeur de recherche spécialisé sur les requins au Museum d&rsquo;Histoire Naturelle de Floride, publié cette semaine a déjà fait couler beaucoup d&rsquo;encre. Pourquoi un tel intérêt du jour au lendemain pour les requins de la part des médias? Certainement pas pour<a href="http://elifesciences.org/content/3/e00590v"> leur statut de conservation qui n&rsquo;a probablement jamais été aussi inquiétant depuis près de 400 millions d&rsquo;années&#8230;</a></p>
<p>La raison de cette multiplication virale des articles sur le sujet est simple :</p>
<h5> « En 2015, la Museum d&rsquo;Histoire Naturelle de Floride a enregistré un total de 98 attaques sur l&rsquo;Homme soit 10 attaques de plus&#8230; qu&rsquo;il y a 16 ans&#8230; »</h5>
<p>Assez impressionnant pour que l&rsquo;ensemble des médias s&#8217;emparent du sujet plus au moins habilement (<a href="https://news.google.com/news/story?ncl=d8_1owL4is6KWPM5G--teCLwQF70M&amp;q=requin&amp;lr=French&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;sqi=2&amp;pjf=1&amp;ved=0ahUKEwjLpL-4qe7KAhXnK5oKHY0_B1kQqgIIKzAA">déjà près de 100 articles francophones en 2 jours dans Google Actualités</a>). Comme souvent lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de requins, l&rsquo;information fournie est partielle et certains rédacteurs d&rsquo;articles ou intervenants omettent (volontairement ou non) de préciser différents détails et se « copient/collent » les uns les autres dans la précipitation qui les animent continuellement. En témoigne l&rsquo;originalité des titres choisis&#8230;</p>
<p><strong>Voici des exemples d&rsquo;angles tous aussi simplistes et réducteurs sous lesquels les médias auraient pu aborder exactement le même article. Des informations qui paraissent capitales mais qui pourtant sont soit relayées au second rang, soit ne sont pas même abordées.</strong></p>
<h5>« En 2015, il y a eu 6 morts associés à des attaques de requins contre 11 dans les années 2000. Cela représente une baisse de près de 50% en 16 ans. »</h5>
<h5>« En 2015, en Floride, état des USA historiquement le plus touché par les attaques de requins, 30 attaques de requins ont été observées contre 37 en 2000 soit une diminution de près de 10%. »</h5>
<h5>« En 2015, le temps passé par l&rsquo;Homme dans l&rsquo;eau a été estimé à plusieurs milliards d&rsquo;heures. Malgré une constante augmentation de l&rsquo;utilisation du linéaire côtier mondial par des usages de plus en plus nombreux et diversifiés, le nombre d&rsquo;attaques mortelles observées dans le monde entier associées aux requins est de 6 cette même année. »</h5>
<h5>« En 2015, aucun plongeur bouteille n&rsquo;a subit d&rsquo;attaques de requins malgré plusieurs millions d&rsquo;interactions hommes/requins sans aucune protection ou cages. »</h5>
<p>Pourquoi les attaques mortelles de requins baissent dans le monde? Pourquoi les requins n&rsquo;attaquent pas les plongeurs? Les requins disparaissent-ils? Quelles seraient les conséquences de leur disparition pour l&rsquo;Homme? Combien de morts pourraient être associés à la disparition des requins de nos océans à termes? Voici quelques questionnements auxquels les médias auraient pu tenter d&rsquo;apporter des éléments de réponses et faire rayonner un message positif dans lequel nous, association de protection de la nature, scientifiques et amoureux de la mer, nous aurions pu nous y retrouver&#8230; Moins vendeurs n&rsquo;est-ce pas? Pourtant ce type d&rsquo;articles paraitraient tout aussi intéressant&#8230; Où est l&rsquo;article de presse au titre neutre qui ne choisit pas le chiffre qui buzze? Où pouvons nous retrouver la description claire dans les médias de ces différentes phrases du Dr Burgess issues pourtant du même article cité en boucle? :</p>
<p><em><strong>« The actual rate of attack likely is declining</strong> owing to the ever-increasing amount of time spent in the sea by humans »</em></p>
<p><em><strong>« Le taux réel d&rsquo;attaques est probablement à la baisse</strong> au vue de l&rsquo;augmentation du temps passé dans la mer par l&rsquo;Homme »</em></p>
<p><em>« In addition to increases in the number of hours spent in the water by humans, <strong>the ISAF&rsquo;s efficiency in discovering and investigating attacks has improved greatly over past three decades</strong>, leading to further increases in the number of recorded interactions »</em></p>
<p><em>« Parallèlement à l&rsquo;augmentation du nombre d&rsquo;heures passées dans l&rsquo;eau par l&rsquo;Homme, <strong>l&rsquo;efficacité du Museum d&rsquo;Histoire Naturelle de Floride dans la récolte des attaques de requins dans le monde s&rsquo;est fortement développée ces trente dernières années</strong>, ceci amenant à un recensement d&rsquo;interactions toujours plus nombreuses.</em> »</p>
<p><em>« <strong>The six attacks matched the annual average of the previous decade</strong>.  <strong>This total is remarkably low given the billions of human-hours spent in the water each year.  The long-term trend in fatality rates has been one of constant reduction over the past 11+ decades, reflective of advances in beach safety practices and medical treatment, and increased public awareness of avoiding potentially dangerous situations. »</strong></em></p>
<p><em>« <strong>Les 6 attaques mortelles observées en 2016 correspondent avec la moyenne observée au cours de la précédente décennie. Cette somme est incroyablement basse au vu des milliards d&rsquo;heures passées par l&rsquo;Homme dans l&rsquo;eau chaque année. Les tendances sur le long terme montre une diminution constante ces dernières années associées notamment à une amélioration des procédures médicales en cas d&rsquo;urgence, une meilleure sensibilisation des usagers des situations dangereuses à éviter</strong></em>« .</p>
<p><em><strong>« Surfers have been the most-affected user group in recent decades</strong>, the probable result of the large amount of time spent by people engaged in a provocative activity (kicking of feet, splashing of hands, and « wipeouts ») in an area commonly frequented by sharks, the surf zone. »</em></p>
<p><em><strong>« Les surfeurs représentent la catégorie d&rsquo;usagers de la mer les plus touchés ces dernières décennies</strong>, ce résultat est probablement associé aux longues périodes passées à l&rsquo;eau combiné à des mouvements provocateurs pour les requins (battements de pieds et des mains dans l&rsquo;eau, chute dans la vague)</em></p>
<p>Indépendamment de la manière dont l&rsquo;information est aujourd&rsquo;hui traitée, phénomène qui probablement nous dépasse et ne concerne pas uniquement le sujet des requins (nous notons quand même que ce sujet semble particulièrement repris lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;attaques ou de statistiques plutôt que de sujets de conservation d&rsquo;espèces protégées et/ou en voie d&rsquo;extinction), notons que 6 décès par an, à l&rsquo;échelle mondiale, cela reste bien peu en comparaison à de <a href="http://www.flmnh.ufl.edu/fish/isaf/what-are-odds/risks-comparison/"> nombreuses autres causes de décès associées à des animaux ou non</a>.</p>
<p>Rappelons néanmoins que la France a particulièrement été touchée ces dernières années par les différents drames survenus à la Réunion, zone où la cohabitation Homme/Animal est aujourd&rsquo;hui très complexe à appréhender.</p>
<p>L&rsquo;équipe Ailerons,</p>
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		<title>Le WWF rend son rapport sur l&#8217;état des océans : Zoom sur les requins et les raies par AILERONS</title>
		<link>https://www.asso-ailerons.fr/dossier/wwf-ailerons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maintenance]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2015 20:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[IUCN]]></category>
		<category><![CDATA[WWF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://asso-ailerons.fr/?p=1134</guid>

					<description><![CDATA[Les populations d&#8217;animaux marins ont diminué de près 50 % depuis 40 ans Les conclusions du récent rapport de la célèbre ONG internationale WWF (Fonds mondial pour la vie sauvage) sont un nouveau cri d&#8217;alarme inquiétant quant à l&#8217;état actuel des océans et notamment des populations mondiales]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Les populations d&rsquo;animaux marins ont diminué de près 50 % depuis 40 ans</h4>
<p>Les conclusions<a href="http://www.wwf.fr/vous_informer/rapports_pdf_a_telecharger/planete_vivante/?5660/Rapport-Planete-Vivante-Oceans-2015" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> du récent rapport de la célèbre ONG internationale WWF</a> (Fonds mondial pour la vie sauvage) sont <strong>un nouveau cri d&rsquo;alarme inquiétant</strong> quant à l&rsquo;état actuel des océans et notamment des populations mondiales de requins et de raies.</p>
<p>En effet, l&rsquo;étude de l&rsquo;évolution de<a href="http://www.livingplanetindex.org/projects?main_page_project=AboutTheIndex&amp;home_flag=1" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> l&rsquo;Indice Planète Vivante (IPV)</a>, indicateur décrivant l&rsquo;état de santé global des populations marines via l’analyse de 5 829 populations appartenant à 1 234 espèces, met en évidence <strong>une régression des populations de 49 % entre 1970 et 2012</strong>. Le WWF estime donc que les populations d&rsquo;animaux marins ont diminué de près 50 % depuis 40 ans!</p>
<p>Sans surprise, <strong>la surexploitation des ressources marines par la pêche</strong> reste le principal facteur à l&rsquo;origine de cette régression. S&rsquo;ajoute à cela d&rsquo;autres pressions telles que le changement climatique et la dégradation et perte d&rsquo;habitats essentiels (nurserie, zone de reproduction etc.). La famille des Scombridae (thons, bonites, maquereaux) est particulièrement touchée mais ce ne sont pas les seuls taxons dans cette situation critique.</p>
<h4>Une espèce de requins et de raies sur quatre est menacée d&rsquo;extinction</h4>
<p>C&rsquo;est notamment le cas des requins et des raies qui dans ce rapport ont été choisis comme un des trois indices majeurs visant à caractériser l&rsquo;état de santé des populations marines. La maturité sexuelle tardive et la faible fécondité de bons nombres d&rsquo;espèces rendent les requins et raies particulièrement vulnérables. Ces espèces peuvent ainsi être considérées comme de bons indicateurs de l&rsquo;état de santé des écosystèmes marins. Aujourd&rsquo;hui, il est estimé qu&rsquo;environ une espèce de requins et de raies sur quatre est menacée d&rsquo;extinction. <strong>Depuis les années 50, les prises déclarées de ces espèces ont été multipliées par trois</strong>. En intégrant les captures non déclarées, ce constat serait à coup sûr bien plus pessimiste.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Capture-d’écran-2015-09-20-à-20.10.16.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-1145" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Capture-d’écran-2015-09-20-à-20.10.16-300x258.png" alt="Capture d’écran 2015-09-20 à 20.10.16" width="300" height="258" /></a><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Capture-d’écran-2015-09-20-à-20.10.25.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1147" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Capture-d’écran-2015-09-20-à-20.10.25.png" alt="WWF légende" width="240" height="366" /></a></p>
<h5>Les espèces de requins et de raies menacées d’extinction (Sources : WWF)</h5>
<p>La mer Méditerranée est particulièrement concernée par cette altération de l&rsquo;état de santé des populations de requins et de raies. N&rsquo;oublions pas que <a href="http://www.iucnredlist.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l&rsquo;UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature)</a> tirait déjà la sonnette d&rsquo;alarme en 2011 dans <a href="https://portals.iucn.org/library/efiles/documents/RL-262-001-Fr.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">son rapport sur le statut de conservation des espèces de poissons en Méditerranée</a>.</p>
<p><strong>40% des espèces de requins et de raies autochtones de la mer Méditerranée (31 espèces sur 76 au total) avaient alors été inscrites dans l’une des trois catégories les plus inquiétantes de l&rsquo;UICN</strong>.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Catégories-UICN-Med1.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1162" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Catégories-UICN-Med1-1024x587.png" alt="Catégories UICN Med" width="750" height="445" /></a></p>
<p>Nous pouvons notamment citer dans cette longue liste d&rsquo;espèces : CR « En Danger Critique d&rsquo;Extinction » (Ex : L&rsquo;Ange de mer commun <em>Squatina squatina</em> ou le requin mako <em>Isurus oxyrinchus</em>), EN « En Danger d&rsquo;Extinction (Ex : Le Diable de mer méditerranéen <em>Mobula mobular</em> ou le Grand requin blanc <em>Carcharodon carcharias</em>) et VU « Vulnérable face à l&rsquo;extinction » (Ex : le requin renard <em>Alopias vulpinus </em> ou le requin pèlerin <em> Cetorhinus maximus </em>).</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Ex-espèces-menacées-med.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1165" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2015/09/Ex-espèces-menacées-med-1024x752.png" alt="Ex espèces menacées med" width="750" height="698" /></a></p>
<h5>Exemples d&rsquo;espèces de requins et de raies menacées d’extinction en Méditerranée (Sources : UICN)</h5>
<p><strong>Sur 15 espèces de poissons classées en Danger Critique d&rsquo;Extinction en Méditerranée, 14 étaient alors des requins ou des raies&#8230;</strong></p>
<p>A noter que le rapport du WWF de 2015 tout comme celui de l&rsquo;UICN soulignent tous deux <strong>un manque de connaissances scientifiques</strong> sur les espèces de requins et de raies. Ce constat représente aujourd&rsquo;hui un frein majeur dans l&rsquo;évaluation du statut de conservation de bons nombres de ces espèces qui pourraient disparaitre avant même que des mesures de gestion puissent être proposées.</p>
<p>Espérons que les requins et les raies, espèces clairement des plus menacées, auront leurs places lors des débats qui seront menés au cours de la <strong>Conférence Mondiale pour le Climat (#cop21)</strong> se tenant à Paris en décembre 2015&#8230;</p>
<p><strong>Lapinski Matthieu pour l&rsquo;association AILERONS</strong></p>
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		<title>Sélection 2013 : 13 découvertes mémorables sur les requins</title>
		<link>https://www.asso-ailerons.fr/dossier/les-13-decouvertes-majeures-sur-les-requins-en-2013/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maintenance]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2013 14:36:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://asso-ailerons.fr/?p=879</guid>

					<description><![CDATA[C&#8217;est la fin de l&#8217;année 2013, le temps des fêtes et aussi celui des bilans !  Il est temps de faire une petit point sur les découvertes qui ont marquées l&#8217;année 2013. A cette occasion, AILERONS vous propose un résumé en français d&#8217;une sélection de 13 découvertes]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est la fin de l&rsquo;année 2013, le temps des fêtes et aussi celui des bilans !  Il est temps de faire une petit point sur les découvertes qui ont marquées l&rsquo;année 2013. A cette occasion, AILERONS vous propose un résumé en français d&rsquo;une sélection de 13 découvertes importantes, originales, insolites sur les requins toutes publiées au cours de l&rsquo;année. Au vu de cette liste non classée et loin d&rsquo;être exhaustive,  nous pouvons clairement nous dire le 31 Décembre : « Vivement 2014 ! »</p>
<p><strong> 1) Un requin bouledogue à deux têtes </strong></p>
<p>Suite à la pêche d&rsquo;une femelle gravide en Floride, les scientifiques ont mis en évidence le premier cas d&#8217;embryon de requin bouledogue à deux têtes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.39.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-893" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.39.png" alt="bouledogue 2 tête 1" width="523" height="444" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.39.png 523w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.39-300x255.png 300w" sizes="(max-width: 523px) 100vw, 523px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-894" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.31.png" alt="Capture d’écran 2013-12-30 à 09.20.31" width="788" height="507" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.31.png 788w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.31-300x193.png 300w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.31-768x494.png 768w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-09.20.31-600x386.png 600w" sizes="(max-width: 788px) 100vw, 788px" /></p>
<p>Sources : <a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jfb.12064/abstract?deniedAccessCustomisedMessage=&amp;userIsAuthenticated=false">« Wagner, CM, Rice, PH, and Pease, AP 2013. First record of dicephalia in a bull shark Carcharhinus leucas foetus from the Gulf of Mexico. Journal of Fish Biology 82: 1419-1422. »</a></p>
<p><strong>2) Les requins citron retournent sur leur lieu de naissance pour mettre bas</strong></p>
<p>Suite à une étude de près de 20 ans, une équipe de chercheurs du célèbre laboratoire de Bimini ont mis en évidence grâce à la génétique que des juvéniles échantillonnés revenaient sur leur lieu de naissance à l&rsquo;âge adulte. Au moins 6 femelles nées entre 1993 et 1997 sont retournées sur leur lieu de naissance pour mettre bas 14 à 17 années après leur naissance. C&rsquo;est le premier cas de philopatrie mis en évidence chez les chondrychtiens !</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/shark2-big.jpg" rel="wp-prettyPhoto[879]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-897" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/shark2-big.jpg" alt="bimini 1" width="811" height="699" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/shark2-big.jpg 811w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/shark2-big-300x259.jpg 300w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/shark2-big-768x662.jpg 768w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/shark2-big-600x517.jpg 600w" sizes="(max-width: 811px) 100vw, 811px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sources : <a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/mec.12583/abstract?deniedAccessCustomisedMessage=&amp;userIsAuthenticated=false">« Feldheim K.A., Gruber SH, DiBattista JD, Babcock EA, Kessel ST, Hendry AP, Pikitch EK, Ashley MV, and Chapman DD. 2013. Two decades of genetic profiling yields first evidence of natal philopatry and long-term fidelity to parturition sites in sharks. Molecular Ecology 23: 110-117 »</a></p>
<p><strong>3) Les requins océaniques réalisent de grandes migrations mais ont tendance a passer une majeure partie de leur temps dans des eaux protégées</strong></p>
<p>Le marquage de 11 individus dans les Bahamas (encore !) a permis de mieux connaitre la répartition horizontale et verticale du requin longimane (<em>Carcharhinus longimanus</em>). Reste à dire maintenant si les requins restent réellement dans les zones protégées (zone blanche sur la carte) où la pêche est illégale, ou si ces zones ont été tout simplement bien pensées &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/OWTshark-pilot-rainboxrunner_LanceJordan-1.jpg" rel="wp-prettyPhoto[879]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-899" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/OWTshark-pilot-rainboxrunner_LanceJordan-1.jpg" alt="Longimanus" width="711" height="699" /></a></p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0056588.g002-2.png" rel="wp-prettyPhoto[879]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-900" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0056588.g002-2-906x1024.png" alt="Longimanus 2" width="711" height="699" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sources : <a href="http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0056588">« Howey-Jordan LA, Brooks EJ, Abercrombie DL, Jordan LKB, Brooks A, Williams S, Gospodarczyk E, and Chapman DD. 2013. Complex Movements, Philopatry and Expanded Depth Range of a Severely Threatened Pelagic Shark, the Oceanic Whitetip (Carcharhinus longimanus) in the Western North Atlantic. « </a></p>
<p><strong>4) Certains requins de grandes profondeurs utilisent des sabres lasers pour se défendre !</strong></p>
<p>Claes <em>et al.</em> ont mis en évidence chez le sagre commun, appelé également épineux de fond (<em>Etmopterus spinax</em>), la présence de photophores, ensemble de cellules (photocytes) créant de la lumière, au niveau de l&rsquo;épine dorsale défensive de l&rsquo;espèce. Cette bioluminescence aurait selon les auteurs un rôle de protection contre la prédation. Effectivement, la lumière produite a été décrite comme décelable par les prédateurs potentiels à plusieurs mètres de distance ce qui pourrait avoir un rôle de mise en garde et donc de dissuasion contre une éventuelle attaque.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-903" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.42.png" alt="Photophores 2" width="489" height="432" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.42.png 489w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.42-300x265.png 300w" sizes="(max-width: 489px) 100vw, 489px" /><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.47.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-902" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.47.png" alt="Photophores 1" width="484" height="490" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.47.png 484w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.47-296x300.png 296w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.32.47-100x100.png 100w" sizes="(max-width: 484px) 100vw, 484px" /></a></p>
<p>Sources : <a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3578268/">« Claes JM, Dean MN, Nilsson DE, Hart NS, and Mallefet J. 2013. A deepwater fish with ‘lightsabers’ – dorsal spine-associated luminescence in a counterilluminating lanternshark. Scientific Reports 3: 1308. « </a></p>
<p><strong>5) Une nouvelle espèce de requin marteau</strong></p>
<p>Bienvenue à <em>Sphyrna gilberti sp. nov</em>., une nouvelle espèce de requin marteau, dite cryptique. Ainsi on ne peut les reconnaitre que par des critères morphologiques internes (ici le nombre de vertèbres) ou par la génétique. Surement le début d&rsquo;une longue série de nouvelles découvertes !</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.49.09.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-905" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.49.09.png" alt="Sphyrna gilberti sp. nov." width="636" height="286" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.49.09.png 636w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.49.09-300x135.png 300w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-10.49.09-600x270.png 600w" sizes="(max-width: 636px) 100vw, 636px" /></a></p>
<p>Plus d&rsquo;infos sur notre précédent article : <a href="http://asso-ailerons.fr/une-nouvelle-espece-de-requin-decouverte-en-caroline-du-sud/">« Une nouvelle espèce de requin découverte en Caroline du Sud »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sources : <a href="http://biotaxa.org/Zootaxa/article/view/zootaxa.3702.2.5">« Quattro JM, Driggers WB, Grady JM, Ulrich GF, and Roberts MA. 2013. Sphyrna gilberti sp. nov., a new hammerhead shark (Carcharhiniformes, Sphyrnidae) from the western Atlantic Ocean. Zootaxa 3702. « </a></p>
<p><strong>6) Les requins peuvent apprendre les uns des autres </strong></p>
<p>L&rsquo;apprentissage social est peu étudié chez les requins et a pourtant été mis en évidence chez de nombreuses espèces. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;acquisition de comportements au cours de la vie de l&rsquo;individu via l&rsquo;observation de ses congénères. Améliorer sa capacité à s&rsquo;alimenter, à survivre, à se reproduire, sont les principales raisons de l&rsquo;acquisition de nouveaux comportements. Si ces comportements améliorent significativement la fitness d&rsquo;une espèce, soit globalement sa capacité à transmettre ces gênes, alors ils peuvent perdurer de génération en génération et intervenir directement dans la sélection naturelle des individus. Tel est l&rsquo;un des postulats de l&rsquo;écologie comportementale. Dans le cadre de cette étude, des juvéniles de requins citrons (<em>Negaprion brevirostris</em>) ont été soumis a des exercices d&rsquo;alimentation. L&rsquo;expérience a montré que des animaux ne connaissant pas l&rsquo;exercice mais observant et évoluant avec des animaux qui le connaissaient apprenaient beaucoup plus vite que seuls ou avec des individus non exercés. Ceci met en évidence le rôle de la vie sociale des requins pour cette espèce dans l&rsquo;évolution des comportements à l&rsquo;échelle d&rsquo;une génération ainsi que leur capacité d&rsquo;adaptation.</p>
<p>Sources : <a href="http://www.rug.nl/research/ocean-ecosystems/publications/artikelen/guttridge-animal-cogn-2012.pdf"> « Guttridge, T. L., van Dijk, S., Stamhuis, E. J., Krause, J., Gruber, S. H., &amp; Brown, C. 2013. Social learning in juvenile lemon sharks, Negaprion brevirostris. Animal cognition, 16(1), 55-64. »</a></p>
<p><strong>7) Comment une apnée peut elle sauver un embryon de requin ?</strong></p>
<p>Nous savions que les requins étaient capables grâce à une multitude d&rsquo;électrorécepteurs appelés ampoules de Lorenzini de détecter le champ électrique de leurs proies potentielles. Cependant, ce que nous ne savions pas avant la publication des travaux de Kempster <em>et al.</em>, c&rsquo;est que cette faculté incroyable pouvait être utilisée dès le stade embryonnaire de certaines espèces ovipares. C&rsquo;est ce qui a été démontré pour le requin-chabot bambou <em>Chiloscyllium punctatum</em>. Effectivement, il s&rsquo;est avéré qu&rsquo;en émettant des signaux électriques semblables à ceux de prédateurs potentiels, les embryons, au sein de leur capsule, ont montré une capacité à arrêter tout mouvement branchial respiratoire. Des apnées salvatrices dont l&rsquo;objectif a été bien entendu décrit comme une stratégie d&rsquo;évitement inée de la prédation. La sélection naturelle favoriserait-elle ainsi les meilleurs apnéistes ?</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-11.35.34.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-907" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-11.35.34.png" alt="Bamboo sharks embryos" width="723" height="490" /></a></p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-11.34.21.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-908" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-11.34.21.png" alt="Bamboo sharks embryos experiment" width="694" height="235" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-11.34.21.png 694w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-11.34.21-300x102.png 300w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-11.34.21-600x203.png 600w" sizes="(max-width: 694px) 100vw, 694px" /></a></p>
<p>Sources : <a href="http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0052551">« Kempster RM, Hart NS, and Collin SP. 2013. Survival of the stillest: Predator avoidance in shark embryos. PLoS One. « </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>8) Un cannibalisme au service de la transmission des gênes paternels</strong></p>
<p>Le cannibalisme intra-utérin est reconnu chez le requin taureau <em>Carcharias taurus. </em>Cependant, les raisons intrinsèques d&rsquo;un tel comportement ne s&rsquo;expliquaient pas clairement. Chapman <em>et al.</em> ont testé une théorie intéressante selon laquelle ce cannibalisme aurait pour objectif de favoriser un unique génome mâle. Les femelles de certaines espèces comme le requin taureau sont connues pour s&rsquo;accoupler plusieurs fois avec différents mâles et pour posséder un réservoir permettant de retarder la fécondation aux périodes les plus favorables. Ainsi plusieurs individus de pères différents peuvent naître dans l&rsquo;utérus de la femelle. Dans le cadre de cette étude, des analyses génétiques réalisées sur les embryons de 15 femelles ont pu ettre en évidence une polyandrie (reproduction avec plusieurs mâles) chez 60 % d&rsquo;entre elles. Ainsi la transmission des gênes est incroyablement dure chez le requin taureau. L&rsquo;accouplement et la fécondation ne suffisent pas à garantir cette dernière. Les embryons les plus rapides à éclore et les plus voraces possèderont donc la meilleure fitness et seront exclusivement sélectionnés afin à leur tour de transmettre leurs gênes. Difficile de boucler la boucle quand on est un mâle de requin taureau !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Sand-tiger-shark-Hatchling.jpg" rel="wp-prettyPhoto[879]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-911" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Sand-tiger-shark-Hatchling.jpg" alt="taureau pup" width="700" height="302" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sources : <a href="http://171.66.127.192/content/9/3/20130003.short">« Chapman, D. D., Wintner, S. P., Abercrombie, D. L., Ashe, J., Bernard, A. M., Shivji, M. S., &amp; Feldheim, K. A. (2013). The behavioural and genetic mating system of the sand tiger shark, Carcharias taurus, an intrauterine cannibal. Biology letters, 9(3). »</a></p>
<p><strong>9) Le rôle de la queue du requin renard</strong></p>
<p>Nous nous en doutions déjà un peu, mais voilà que le comportement de chasse du requin renard <em>Alopias pelagicus</em> vient d&rsquo;être finement décrit. Une queue faisant quasiment la moitié de son corps, dont il se sert pour assommer violemment ses proies (majoritairement des sardines) et ceci quelque soit l&rsquo;heure de la journée. L&rsquo;étude de Oliver <em>et al</em>., s&rsquo;est basée sur l&rsquo;analyse de 61 observations vidéo de prédation. A noter, la description de deux techniques différentes et complémentaires. D&rsquo;une part, l&rsquo;entrée au sein d&rsquo;une boule de sardines se soldant par une attaque violente et innatendue « par dessus la tête » et d&rsquo;autre part le contournement d&rsquo;un banc pour une attaque qui nous paraissait plus évidente via un puissant coup de queue latéral.</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-12.35.58.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-912" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-12.35.58.png" alt="renard 1" width="722" height="538" /></a></p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-12.40.52.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-913" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-12.40.52.png" alt="Renard 2" width="720" height="590" /></a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=lHoCCPsRuhg"> &lt;&lt;&lt; VIDEO : « Comme on dit souvent, des images valent souvent bien mieux que des mots, alors cliquez ici ! » &gt;&gt;&gt;</a></p>
<p>Sources : <a href="http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0067380">« Oliver, SP, Turner, JR, Gann, K, Silvosa, M, and Jackson, TD. 2013. Thresher sharks use tail slaps as a hunting strategy. PLos ONE « </a></p>
<p><strong>10) L&rsquo;anthropologie au service de l&rsquo;étude des communautés passées</strong></p>
<p>Cela peut paraître évident après coup et pourtant&#8230; Une équipe de chercheurs s&rsquo;est intéressée de près aux communautés de requins des îles Gilbert (Pacifique centre). Pour cela, une analyse des dents de requins conservées au museum naturel local a été réalisée. Jusque là rien de surprenant. L&rsquo;originalité de cette étude repose sur le fait qu&rsquo;elle s&rsquo;est basée sur l&rsquo;analyse d&rsquo;objets conservés dans les archives anthropologiques du museum. Effectivement, ceux sont d&rsquo;anciennes armes constituées de dents de requins qui ont été expertisées ! Ainsi, il a pu être mis en évidence que des espèces régulièrement inventoriées à la fin du 19 ème siècle comme le requin à queue tachetée (<em>Carcharhinus sorrah</em>) et le requin obscure (<em>Carcharhinus obscurus</em>) n&rsquo;avaient jamais été observées dans la région et n&rsquo;étaient plus présents à ce jour au sein des écosystèmes de ces mêmes îles. Voici une mise en évidence originale de la disparition de certaines espèces de requins et de la modification globale des écosystèmes des îles Gilbert. Originale mais toujours triste&#8230;</p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0059855.g001.png" rel="wp-prettyPhoto[879]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-915" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0059855.g001.png" alt="arme 1" width="320" height="597" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0059855.g001.png 320w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0059855.g001-161x300.png 161w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></a></p>
<p><a href="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0059855.g002.png" rel="wp-prettyPhoto[879]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-916" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/journal.pone_.0059855.g002-844x1024.png" alt="arme 2" width="720" height="550" /></a></p>
<p>Sources : <a href="http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0059855">« Drew J, Phillipp C, and Westneat MW. 2013. Shark Tooth Weapons from the 19th Century Reflect Shifting Baselines in Central Pacific Predator Assemblies. PLoS One. « </a></p>
<p><strong>11) Le rôle des requins dans l&rsquo;équilibre des écosystèmes coralliens</strong></p>
<p>Voici un titre évocateur, qui parle à tout le monde, qui a été repris maintes et maintes fois. Cependant le message ne passe pas toujours&#8230; Mais les scientifiques insistent ! Une nouvelle étude démontre ici qu&rsquo;une diminution de l&rsquo;abondance des requins amène à un déséquilibre dans l&rsquo;écosystème qui se matérialise par une augmentation des espèces de niveau trophique intermédiaire (ici majoritairement carnivores) et donc une diminution des consommateurs primaires (herbivores)&#8230; Rien de bien nouveau, une cascade trophique presque digne d&rsquo;un cas d&rsquo;école. Cependant, les auteurs soulignent un point important. Dans un contexte où blanchissement de corail et tempêtes destructrices sont observées et représentent un stress majeur amenant à la dévitalisation ou à la destruction mécanique des écosystèmes coralliens, il s&rsquo;avère que les algues prolifèrent et occupent les niches écologiques laissées vacantes. Quel est alors l&rsquo;impact d&rsquo;une disparition significative des herbivores du fait de la diminution des populations de requins sur les capacités de résilience (de récupération) des écosystèmes coralliens ? Une question très intéressante qui nous rappelle la vision écosystémique nécessaire en écologie.</p>
<p>Sources : <a href="http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0074648#pone-0074648-g004">« Ruppert JL, Travers MJ, Smith LL, Fortin M, and Meekan MG. 2013. Caught in the Middle: Combined Impacts of Shark Removal and Coral Loss on the Fish Communities of Coral Reefs. PLoS One. »</a></p>
<p><strong>12) Le secret des rassemblement de requins baleines au Mexique enfin révélé ?</strong></p>
<p>Les requins baleines, <em>Rhincodon typus</em>, se retrouvent chaque année en période estivale au nord-est de la péninsule du Yucatan au Mexique. Le point de rendez-vous dans ces eaux riches est bien connu depuis longtemps. Mais d&rsquo;où viennent-ils et qu&rsquo;advient-il de tous ces individus une fois la saison estivale passée. Telle est la question que se sont posées Hueter <em>et al.</em>. Par l&rsquo;utilisation entre 2003 et 2012 de différentes méthodes de suivis (marquages, photo-identification), l&rsquo;équipe de scientifiques a pu mettre en évidence des migrations d&rsquo;arrivée et de retours de divers horizons, de fréquence et d&rsquo;amplitude considérées comme importantes. Certains individus sont revenus jusqu&rsquo;à six fois au moins dans la péninsule du Yucatan pour la période estivale. Une femelle de 7,5 m a montré une migration de plus de 7 000 km suite à son marquage et ceci en seulement 150 jours. Ces observations confirment la nécessité d&rsquo;une gestion globale de l&rsquo;espèce, sans frontières, qui présente une politique commune et concertée.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-918" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-14.14.36.png" alt="Migration requin baleine" width="642" height="438" srcset="https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-14.14.36.png 642w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-14.14.36-300x205.png 300w, https://www.asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-30-à-14.14.36-600x409.png 600w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sources : <a title="" href="http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0071883#pone-0071883-g007">Hueter, RE, Tyminski, JP, and de la Parra, R. 2013. Horizontal Movements, Migration Patterns, and Population Structure of Whale Sharks in the Gulf of Mexico and Northwestern Caribbean Sea. PLoS ONE. « </a></p>
<p><strong>13) Une estimation pessimiste de la mortalité globale des requins dans le monde</strong></p>
<p>Ce document fournit la première estimation globale de la mortalité des requins, ainsi qu&rsquo;une comparaison entre le nombre de requins tués chaque année et le nombre naturellement remplacés. En 2000 et 2010, la mortalité totale des requins a été estimée à 100 puis 97 millions de requins. Ces estimations pourraient atteindre selon les auteurs 273 millions d&rsquo;individus&#8230; Malgré de nombreuses hypothèses en raison du manque de données dans de nombreux cas, les conclusions sont alarmantes, preuves que des politiques de conservation plus strictes sont nécessaires.</p>
<p>Sources : <a href="http://www.southernfriedscience.com/?p=16267">« Worm B, Davis B, Kettemer L, Ward-Paige CA, Chapman D., Heithaus MR, Kessel ST, and Gruber SH. 2013. Global catches, exploitation rates, and rebuilding options for sharks. Marine Policy 40: 194-204. « </a></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-444 alignleft" src="http://asso-ailerons.fr/wp-content/uploads/2013/04/Ailerons_logo-293x300.jpeg" alt="Ailerons_logo" width="176" height="180" /></p>
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<p>« Rédaction et review des articles scientifiques par <strong>Matthieu Lapinski</strong> »</p>
<p>« Sélection des articles par le  Dr <strong>David Shiffman </strong>(USA) »</p>
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