Ordre:
Myliobatiformes
Myliobatiformes
Famille:
Myliobatidae
Myliobatidae
Code FAO:
MPO
MPO
Dernière évaluation UICN Méditerranée (2016) : En Danger Critique
Réduction de la taille de la population mesurée sur la plus longue des deux durées : 10 ans ou 3 générations supérieure à 80%
Critères de l’UICN pour évaluer l’appartenance d’un taxon à l’une des catégories du groupe « menacé » de la Liste rouge : A2c
(A2) : Réduction de la population constatée, estimée, déduite ou supposée, dans le passé, lorsque les causes de la réduction n’ont peut-être pas cessé OU ne sont peut-être pas comprises OU ne sont peut-être pas réversibles
(c) la réduction de la zone d’occupation (AOO), de la zone d’occurrence (EOO) et/ou de la qualité de l’habitat
Autres statuts UICN
Statut UICN France (2013) : Non applicable
Statut UICN Europe (2014) : En Danger Critique
Statut UICN Monde (2020) : En Danger Critique
Recommandation CGPM/42/2018/2 : détention, transbordement, débarquement et commerce interdits en Méditerranée. Si possible relâcher vivant et indemne (Articles 6 et 7)
Règlement (UE) 2015/2102 concernant espèces CGPM : détention, transbordement, débarquement et commerce interdits en Méditerranée. Si possible relâcher vivant et indemne (Article 16 undecies)
Espèce non protégée en France selon l’Arrêté du 8 décembre 1988 fixant la liste des espèces de poissons protégées sur l’ensemble du territoire national
Convention de Barcelone : Annexes II – Espèces en danger ou menacées (depuis juillet 2024)
Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) : Annexes I (population méditerranéenne) – Espèces migratrices en danger
Annexes II – Espèces migratrices dont l’état de conservation est défavorable et qui nécessitent la conclusion d’accords internationaux pour leur conservation et leur gestion, ainsi que celles dont l’état de conservation bénéficierait d’une manière significative de la coopération internationale qui résulterait d’un accord international
Espèce menacée (CR) interdite à la vente en Méditerranée française
Pêcheurs : ne pas cibler la pêche de l’espèce et relâcher les captures accidentelles
Citoyens : ne pas consommer, partager observation si Méditerranée




Grande raie de forme triangulaire. Peut atteindre 2,2 m d'envergure. Brun clair sur le dessus avec des rayures bleu-gris pâles parfois absentes, ventre blanc. Possède un long museau, protubérant, plat et arrondi. Sa mâchoire possède 7 rangées de dents plates. Le disque pectoral est très incurvé et associé à des coins angulaires. Possède une à deux épines dorsales.
Espèce bentho-pélagique côtière. Evolue entre 10 et 150 m de profondeur. Fréquente les habitats de substrats meubles et les secs et caps rocheux exposés aux courants. Se nourrit de macrobenthos (crustacés, mollusques) en fouillant le sable. Vivipare aplacentaire matrotrophique. Le temps de gestation est d’environ 6 mois et une femelle fait entre 3 à 7 petits. Taille à la naissance entre 20 et 45 cm.
Considérée en danger critique d’extinction à toutes les échelles biogéographiques ici considérées (Méditerranée, Europe, Monde). Espèce de raie des plus menacées. Elle est principalement concernée par la surpêche et les captures accidentelles en raison de son mode de vie benthique.
Rare. Peut être observée de jour comme de nuit, notamment en plongée du bord depuis les plages protégées où elle se nourrit ainsi que sur les caps rocheux exposés aux courants. Espèce craintive fuyant facilement. Généralement plus facile à approcher en apnée notamment dans les petits fonds. Respecter une distance d'un mètre en cas d'observation.


Tête tronquée, courte et arrondie. Couleur du dos sombre brune sans rayures (attention la raie aigle vachette perd ses rayures une fois morte). Forme en losange avec tête surélevée par rapport au dos. Une seule nageoire dorsale située bien en arrière des nageoires pelviennes et associée à une ou deux épines.
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