Save the sanctuary : lettre ouverte au gouvernement des Maldives

Save the sanctuary : non à la réautorisation de la pêche aux squales-chagrins aux Maldives

Faites entendre votre voix aux côtés d’Ailerons !

Les Maldives comptent parmi les 17 sanctuaires pour les requins existant dans le monde, et sont le seul pays de l’océan Indien à en abriter un. Mais ce sanctuaire est aujourd’hui menacé.

En novembre 2025, le gouvernement maldivien prévoit de rouvrir la pêche aux Centrophoridae, les squales-chagrins, et de légaliser la palangre verticale, une décision qui mettrait en péril non seulement la biodiversité et la sécurité alimentaire, mais aussi la réputation mondiale des Maldives en tant que leader de la protection des océans.

Les Centrophoridae figurent parmi les requins à la reproduction la plus lente au monde : ils mettent plus de vingt ans à atteindre leur maturité sexuelle et ne donnent naissance qu’à un ou deux petits toutes les quelques années.
Lorsque la pêche aux squales-chagrins était pratiquée aux Maldives, les populations de requins des profondeurs se sont effondrées de plus de 90% en quelques années seulement. À ce jour, aucune preuve scientifique ne montre que ces espèces se soient rétablies.

Autoriser à nouveau la pêche aux squales-chagrins n’apporterait que des profits éphémères, mais causerait des dommages durables. Les populations pourraient s’effondrer en deux à cinq ans, déstabilisant les écosystèmes profonds qui dépendent de ces requins pour le cycle des nutriments entre les couches océaniques.
De plus, la palangre verticale représente une menace grave pour de nombreuses autres espèces de requins et de raies déjà menacées, y compris des espèces emblématiques qui soutiennent l’industrie nationale de la plongée sous-marine, et qui seraient capturées de manière indiscriminée comme prises accessoires.

Mais les conséquences dépassent largement le milieu marin. Le tourisme de plongée avec les requins génère déjà plus de 65 millions de dollars US par an pour les communautés maldiviennes, bien plus que les bénéfices d’une pêcherie vouée à s’effondrer.

Le moment est venu de se faire entendre. Appelez le gouvernement des Maldives à maintenir l’interdiction de la pêche aux squales-chagrins et à protéger le seul sanctuaire de requins de l’océan Indien.

AILERONS s’engage et fait partie des signataires de la lettre ouverte adressée au gouvernement des Maldives.
Signez la pétition et ajoutez votre voix !

La réponse de la Commission Européenne pour l’initiative Stop Finning

La réponse de la Commission Européenne pour l’initiative Stop Finning

 

La Commission européenne et Virginijus Sinkevicius, commissaire européen, reconnaissent l’importance des requins et leur protection. Ce qui est déjà une belle victoire pour les requins ! Nous allons creuser un peu plus en détail la réponse.

L’interdiction du commerce d’ailerons détachés soulève des préoccupations quant à ses impacts socio-économiques car la flotte de l’UE concernée pêcherait moins de requins en eaux internationales. D’après la Commission, une telle réduction d’activité pourrait ouvrir la voie à des pratiques moins durables de la part des pêcheries non-UE. Par conséquent, toute action entreprise au niveau de l’UE doit être complétée par des mesures au niveau international afin d’assurer des conditions de concurrence équitables et des effets environnementaux positifs.

Cette année, la Commission va donc :

  • “Commencer sans délai les travaux préparatoires en vue de lancer, d’ici la fin de 2023, une évaluation de l’impact sur les conséquences environnementales, sociales et économiques de l’application de la politique des « ailerons naturellement attachés » à la mise sur le marché des requins dans l’UE, que ce soit pour la consommation au sein de l’UE ou pour le commerce international (importations et exportations).”
  • “Examiner, d’ici la fin de 2023, les meilleurs moyens juridiques pour demander des informations plus détaillées afin d’identifier les espèces de requins et leurs produits respectifs lors des importations et des exportations, et prendre une décision en vue de son entrée en vigueur au plus tard le 1er janvier 2025.”
  • « Renforcer la manière dont la législation de l’UE est appliquée en ce qui concerne le suivi des activités de pêche et de marché, les mesures de contrôle concernant la transformation et la commercialisation, ainsi que les importations et les exportations de produits de requin, ainsi que les règles de traçabilité et d’étiquetage. »
  • « Prendre des mesures supplémentaires au niveau international et plaider en faveur d’une action accrue pour protéger les requins en danger et veiller à ce que les populations de requins commerciaux restent en bonne santé. Elle visera à interdire efficacement le démembrement des requins dans le monde entier, à assurer un contrôle efficace des flux commerciaux de produits de requin à l’échelle mondiale, et à réduire la demande de produits de requin provenant de pêcheries non durables. »

L’histoire de “Stop Finning – Stop the Trade” n’est donc pas encore terminée et elle prend plus que jamais une direction très positive. Il y a des mesures concrètes qui vont être prises par la Commission européenne.

Dans les mois à venir, nous veillerons à ce que la voix de 1,1 million de citoyens européens soit entendue. Nous resterons en première ligne pour définitivement mettre en terme au commerce d’ailerons de requins en Europe !

Merci pour votre soutien et votre engagement !

Fin juillet, le commissaire européen Virginijus Sinkevicius a fait une visite au port de Vigo, la principale plaque tournante du commerce du requin en Europe. Habituellement, dans ce port, jusqu’à 8 navires de pêche débarquent des requins chaque semaine. Mais lors de la visite du commissaire, aucun requin n’a été débarqué.

Si l’industrie de la pêche ne peut pas montrer ses opérations quotidiennes lors de la visite des représentants de l’UE, alors que cachent-ils ?

J’agis

Chacun de nous peut décider de faire le bon choix, en tant que citoyen ou consommateur

De nos jours, plus de 50% de requins et raies de méditerranée sont menacés d’extinction. Bon alors concrètement, comment on fait pour agir et avoir un réel impact?

Comment je peux agir en tant que :

Citoyen

Comment agir?

En tant que citoyen, je dispose d’un droit de vote et de mobilisation pour faire valoir mes convictions.

En tant que consommateur, j’ai la capacité de choisir des produits durables pour les espèces marines.

Deux étapes, je m’informe et j’agis !

Ainsi pour agir au mieux à mon échelle, je peux :

  • Parler de l’urgence de protéger les requins et raies autour de moi.
  • Prendre part à des initiatives citoyennes telles que “Stopfinning” qui visent à mettre un terme au commerce des ailerons dans l’UE.
  • S’investir dans une association comme AILERONS en partageant une partie de mon temps à la protection des espèces menacées d’extinction.
  • Arrêter de consommer de la chair de requin ou de raie, des cosmétiques contenant du squalane et squalène de requin et indirectement via des poissons issus de la pêche non sélective et non durable. Plusieurs espèces de requins se cachent derrières des appellations trompeuses telles que la « saumonette » ou le « chien de mer ». Sous ces appellations, les revendeurs peuvent alors vendre des espèces de requins menacées ou interdites à la pêche sans que je n’en sois informé.

Je suis pêcheur

Comment agir?

En tant que pêcheur, je suis un acteur majeur de la préservation des requins : 

Aujourd’hui plus de 50% des espèces de requin et de raie en méditerranée sont menacés d’extinction.

Vous êtes pêcheur ? et l’avenir des ressources vous préoccupe ? Alors agissez :

  • Relâchez vos prises : Les requins jouent un rôle majeur dans l’équilibre des écosystèmes. Chaque jour des espèces menacées sont péchées, menant peu à peu à leur disparition. En moins de 50 ans près de 90% de la population des grands requins a disparu. Si vous pêchez des raies ou des requins, il est important de les relâchez pour préserver ces espèces en voie de disparition !
  • S’informer sur les espèces : il est important de pouvoir reconnaitre les espèces menacées. C’est pourquoi Ailerons a mis en place un guide de pêche qui vous permettra de reconnaitre les espèces de requins ou de raies interdites à la pêche, que vous pouvez capturer malencontreusement. Ce guide vise à augmenter le taux de survie en cas de capture accidentelle.
  • Devenir un pêcheur éco-responsable : adoptez des pratiques No-Kill et demandez votre kit d’échantillonnage et aidez Ailerons en partageant vos observations et en récoltant des échantillons génétiques! Vous pouvez rejoindre les projets de sciences participatives : pêcher, relâcher, informer.

Restaurateur

Comment agir?

 

En tant que restaurateur, j’ai le choix d’arrêter de proposer des espèces menacées d’extinction à mes clients. 

Les requins sont menacés partout dans le monde, 90% des populations de requins ont déjà disparu en Méditerranée, la cause : la consommation excessive de chair de requin en France et dans toute l’Union Européenne.

Comment agir ?

  • Prendre conscience de la disparition des requins –
  • S’engager à ne pas proposer de requins
  • Être attentif à son approvisionnement en poissons

Pour aider à réduire la consommation de requin dans vos restaurant vous pouvez rejoindre la campagne « Pas de requin dans mon assiette » par longitude 181. (https://www.longitude181.org/)

Je suis poissonnier

Comment agir?

 

En tant que poissonnier, j’ai un rôle majeur dans le choix des produits que je propose. 

La chair de requins et de raies concentrent fortement des polluants (mercure, etc.), impactant directement les consommateurs

Outre le fait de présenter des risques pour la santé des consommateurs, les requins et raies sont souvent de pratiques de pêche non durables pour les écosystèmes marins.

Vous êtes poissonnier ? et vous êtes sensibles aux produits que vous vendez ? Alors agissez :

  • Pour agir et aider à la protection des raies et des requins je fais attention aux espèces que je commercialise. Ailerons a élaboré un guide des espèces interdites
  • Je mets en place un étiquetage conforme à la réglementation en évitant l’usage de noms peu transparents (saumonette, veau de mer, etc.). Je privilégie ainsi : nom commun et latin de l’espèce, origine de la zone de pêche et engin utilisé. 
  • Je peux aussi m’approvisionner auprès de fournisseurs précis sur leurs techniques de pêche et les produits qu’ils vendent pour être sûr de la transparence des produits que je vends.

Je suis un point de vente de cosmétique

Comment agir?

En tant que revendeur de produits cosmétiques et nutraceutiques, j’ai un rôle indirect mais majeur dans la protection des requins et raies. 

Le squalène d’origine animal, fortement présent dans le foie des requins, est un élément gras et hydratant utilisé dans la formulation de cosmétiques et nutraceutiques. La plupart des marques ne précise pas la sorte de squalane présente dans leurs produits, on ne peut donc pas savoir si c’est du squalane végétal ou animal.

 

Vous êtes un point de vente de produits cosmétiques et / ou nutraceutiques ? Alors agissez :

  • Pour agir et aider à la protection des raies et des requins je fais attention à la provenance de certains produits que je revends: notamment à l’appellation des composants.
  • J’exclue les marques qui exploitent directement ou indirectement des espèces de requins et de raies menacées d’extinction, ou n’étant pas assez transparentes sur les provenances et les techniques d’approvisionnement. Ailerons élabore un guide d’approvisionnement en ce moment même ! 
  • Je me renseigne auprès des fournisseurs sur leur mode d’approvisionnement.
  • Je privilégie des produits certifiés par des labels « sans produits d’origine animale« .